Le ministère des Ressources naturelles a annoncé le 31 octobre 2026 les résultats d’une vaste réévaluation des ressources stratégiques en Chine. Menée auprès de 1 800 mines en activité et grands gisements, cette campagne a permis d’augmenter nettement les réserves de treize minéraux, plaçant l’or et le nickel à des niveaux équivalant à la découverte de dizaines de nouveaux gisements majeurs.
Une réévaluation nationale de dix-sept minéraux stratégiques
La Chine a redéfini ses réserves minières en tirant parti des progrès techniques. En 2024, le ministère des Ressources naturelles a mobilisé près de 2 000 enquêteurs répartis dans vingt-sept provinces et plus d’une centaine d’organisations pour examiner dix-sept minéraux stratégiques. Cette opération a concerné 1 800 mines en activité et d’importants districts miniers à travers le pays.
L’inventaire mis à jour englobe des substances indispensables à la haute technologie et à la transition énergétique, telles que le gallium, le germanium, l’indium, le nickel, le cobalt, le zirconium, le niobium, le tantale, le vanadium, les terres rares et le rhénium. L’objectif consistait à cartographier précisément les ressources associées, les gisements à faible teneur et ceux qui étaient jugés inexploitables par le passé.

L’or et le nickel augmentent de l’équivalent de quatre-vingts gisements majeurs
Les chiffres officiels communiqués le 31 octobre montrent des hausses spectaculaires des volumes garantis. La réévaluation des ressources a fait grimper les stocks nationaux de rhénium de plus de deux fois. Pour les métaux précieux et de base, l’impact se mesure à l’échelle de grands pôles d’extraction.
Or équivalent à l’ajout de 50 gisements majeurs, nickel équivalent à l’ajout de 30 gisements majeurs Qiao Chunrelli, directeur adjoint du département de la supervision de la protection des ressources minérales au ministère des Ressources naturelles, via les médias d’État
D’autres métaux suivent la même tendance. Le gallium, l’indium, le tantale et le vanadium affichent chacun un accroissement de leurs réserves nationales équivalant à plus de dix grands gisements. Selon le ministère, ces ajouts proviennent d’une exploitation plus fine des données géologiques existantes et de l’abaissement des seuils de rentabilité technique, plutôt que de la découverte de nouveaux sites bruts.
Le passage des mines marginales aux réserves exploitables
Le sous-sol chinois se caractérise par une forte proportion de minerais pauvres et par des associations complexes de plusieurs métaux dans un même gisement. Les autorités ont expliqué que des technologies de traitement plus performantes permettent aujourd’hui de rentabiliser ce que l’on appelait autrefois des « mines endormies ».
Le cas de la mine de manganèse de Dongping, dans la région autonome du Guangxi, illustre ce changement de paradigme.

Les nouvelles découvertes et le lancement de la phase quinquennale
Parallèlement à la comptabilisation des stocks existants, les opérations d’exploration menées pour le nouveau plan quinquennal progressent. Le département de la gestion géologique a souligné la rapidité des travaux sur le site cuprifère et aurifère de Chating dans l’Anhui, où près de cent mille mètres de carottages ont été réalisés en l’espace de quatre mois.
Dans la région autonome du Xinjiang, la découverte d’un gisement de sable zirconifère d’âge fluvio-lacustre à Baicheng apporte une source inédite pour ce métal. Le zirconium joue un rôle critique comme gaine pour les barres de combustible nucléaire et dans la fabrication d’alliages pour l’aérospatiale, des secteurs où la dépendance extérieure de la Chine demeurait élevée.
Pour la suite, les autorités ont amorcé le cycle de travail s’étendant jusqu’en 2030. Un nouveau texte technique a été diffusé pour encadrer cette dynamique, avec une vérification systématique par des experts pour tous les rapports évaluant des gisements de taille moyenne ou supérieure.
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