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Le président américain Donald Trump a annoncé qu’il renonçait à imposer une taxe de 20 % sur le fret transitant par le détroit d’Ormuz, revenant sur sa proposition initiale formulée lundi. À la place, les États-Unis vont conclure des accords commerciaux et d’investissement avec divers pays du Golfe.
Selon les déclarations du président sur le réseau Truth Social, ces nouveaux accords sont le fruit de « conversations très productives » avec des dirigeants du Moyen-Orient. Bien qu’il n’ait pas précisé l’identité de ses interlocuteurs, il a qualifié les investissements à venir d’« énormes » et bénéfiques pour l’avenir de ces nations.
Le détroit reste ouvert, sauf pour l’Iran
Malgré l’abandon de la taxe, les tensions maritimes restent vives. Le président a confirmé que le détroit d’Ormuz demeure ouvert à tout le trafic maritime, à l’exception notable des navires liés à l’Iran. En parallèle, les forces américaines ont reçu l’ordre d’établir un blocus naval complet visant les navires entrant ou sortant des ports iraniens, ou transportant des cargaisons liées à la République islamique.
Le commandement militaire iranien a réitéré son refus de laisser Washington s’immiscer dans la gestion du détroit, qualifiant Téhéran de « gardien » de cette voie maritime cruciale pour l’exportation mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Le commandement a également mis en garde les pays du Golfe contre toute collaboration avec les États-Unis.

Une escalade militaire régionale
Ces développements surviennent dans un contexte de violences accrues. Pour la troisième nuit consécutive, les États-Unis ont mené des frappes contre des cibles en Iran, notamment des systèmes de défense côtière, des installations de drones et des infrastructures portuaires à Bandar Abbas et Bouchehr. En représailles, le Corps des gardiens de la révolution islamique a attaqué des positions américaines dans plusieurs pays du Golfe. Des explosions ont été rapportées à Bahreïn, où des installations abritant des forces américaines ont été visées par des missiles et des drones. La situation dans le détroit d’Ormuz est aggravée par une attaque contre deux pétroliers dans les eaux territoriales d’Oman, attribuée à l’Iran par les Émirats arabes unis. Cet incident a causé la mort d’un membre d’équipage et en a blessé huit autres.

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Position internationale et enjeux économiques
La Chine, principal importateur de pétrole via cette artère maritime, a appelé les États-Unis et l’Iran à rétablir une navigation sûre. De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a averti Téhéran qu’en cas de nouvelles attaques contre Israël, la réponse serait « beaucoup plus forte » que les précédentes. Le conflit, qui a repris après l’interruption d’une trêve en avril, pèse lourdement sur l’économie régionale. Le détroit d’Ormuz représentait, avant le déclenchement des hostilités fin février, environ un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole.
Résumé des mesures américaines
| Mesure | Statut |
| :— | :— |
| Taxe de 20 % sur le fret | Abandonnée |
| Accords commerciaux/investissements | En cours de négociation |
| Blocus des ports iraniens | Confirmé (en vigueur) |
| Libre circulation | Garanties pour le trafic non lié à l’Iran |
Le président Trump a réaffirmé sa position concernant le programme nucléaire iranien, déclarant que « l’Iran n’aura jamais d’arme nucléaire », tout en soutenant que la possibilité d’un accord avec Téhéran reste ouverte malgré les affrontements en cours.

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