Moyen-Orient : Trump menace l’Iran et soutient le Liban, Hegseth estime à 37,5 milliards de

Joseph Aoun et Donald Trump discutent de la souveraineté libanaise et des FAL

Le 21 juillet 2026, le président libanais Joseph Aoun a été reçu à la Maison-Blanche par Donald Trump. Cette rencontre diplomatique, marquée par la volonté américaine de soutenir le Liban, s’est articulée autour de la souveraineté libanaise, du rôle des Forces armées libanaises (FAL) et de la reprise des liaisons aériennes.

Rencontre Aoun-Trump : souveraineté et reprise des vols

Lors de son entrevue avec Donald Trump, le président libanais Joseph Aoun a insisté sur la nécessité urgente du retrait total d’Israël du Liban. Selon un communiqué de la présidence libanaise, cette mesure est jugée fondamentale pour consolider la stabilité, permettre à l’État libanais d’exercer pleinement sa souveraineté et poursuivre la mise en œuvre du cadre tripartite conjoint, en référence à l’accord-cadre conclu le mois dernier entre le Liban et Israël sous l’égide des États-Unis. Le président Aoun a également exprimé sa profonde gratitude pour l’amitié du président Trump et le soutien apporté aux institutions légitimes et aux forces armées libanaises. « Nous devons soutenir les FAL », a déclaré en anglais Joseph Aoun depuis la Maison-Blanche, ajoutant : « Sans les FAL, tout s’effondrera. Nous ne voulons pas ça. Je pense que le président Trump ne veut pas ça ».

À l’issue de cette rencontre, Donald Trump a annoncé la reprise des vols commerciaux directs entre les États-Unis et le Liban, une liaison interrompue depuis 1985. « J’ai demandé à mon administration d’autoriser toutes les compagnies aériennes américaines à proposer des vols directs vers le Liban afin que les Américains puissent facilement visiter ce magnifique pays. J’espère que d’autres pays suivront cet exemple », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social. Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a salué cette décision mardi soir, y voyant une « opportunité majeure pour renforcer les voyages et les relations entre le Liban et les États-Unis, et pour soutenir l’économie libanaise ».

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L’armée libanaise dénonce les tirs israéliens à Zawtar al-Gharbiya

Escalade au Liban : tensions à Zawtar al-Gharbiya

Sur le terrain, la situation demeure fragile. L’armée libanaise a dénoncé des tirs israéliens à proximité de ses unités déployées dans la localité de Zawtar al-Gharbiya, dans le sud du pays. Le commandement libanais a qualifié cet acte d’« agression (…) de nature à entraver la mise en œuvre des étapes de déploiement dans les zones pilotes » prévues par l’accord avec Israël. En réponse, l’armée israélienne a déclaré avoir tiré « des coups de semonce en l’air » après l’entrée de soldats libanais dans une zone qui, selon elle, « ne faisait pas partie de la zone pilote ». Affirmant que ses troupes ne s’étaient déployées qu’à Zawtar al-Gharbiya, le commandement de l’armée libanaise a insisté sur le fait qu’Israël « devrait régler tout problème » par les « canaux de coordination et de communication approuvés, au lieu de mener des attaques ».

This follows our earlier report, Critiques de la stratégie américaine de Donald Trump face à l’Iran.

Pete Hegseth demande une rallonge budgétaire de 67 milliards pour le Pentagone

Le coût financier du conflit en Iran

Pete Hegseth demande une rallonge budgétaire de 67 milliards pour le Pentagone
Photo: Tf1info

Devant une commission du Sénat américain, le ministre de la Défense, Pete Hegseth, a estimé mardi que la guerre en Iran devrait coûter 37,5 milliards de dollars aux États-Unis jusque fin septembre, soit une hausse de près de 30% par rapport à la dernière estimation de 29 milliards. Cette réévaluation a été présentée par le ministre alors qu’il défendait la demande du gouvernement Trump d’une rallonge budgétaire de 67 milliards de dollars pour le Pentagone. Donald Trump a par ailleurs confirmé que les États-Unis n’en avaient « pas fini du tout » avec l’Iran. Devant la presse, il a déclaré : « Si nous partions maintenant, cela prendrait à l’Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n’en avons pas fini du tout ». L’armée américaine a mené, pour la dixième nuit consécutive, des bombardements visant des infrastructures iraniennes, notamment des centres de commandement militaire et des cibles maritimes. En réaction, l’Iran a annoncé avoir visé plusieurs cibles chez ses voisins alliés de Washington, au Koweït, au Bahreïn et en Jordanie.

Read also: États-Unis Menacent de Détruire Centres Électriques Iraniens D’ici la Semaine.

Le prix du baril de Brent dépasse les 90 dollars

Répercussions régionales et marchés

Moyen-Orient : Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran • RFI

Le conflit au Moyen-Orient continue de peser sur les marchés mondiaux, exacerbé par la crainte d’une extension des hostilités à la mer Rouge. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, a gagné 2,01 % à 91,01 dollars, clôturant au-dessus de 90 dollars pour la première fois. Donald Trump a également prévenu que les États-Unis « s’occuperaient » des Houthis s’ils bloquaient la mer Rouge.

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