Une erreur médicale majeure à la clinique de la Côte d’Opale : une patiente opérée des dents de sagesse au lieu de la cheville
Le vendredi 10 juillet 2026, une adolescente de 17 ans, venue se faire opérer de la cheville à la clinique de la Côte d’Opale à Saint-Martin-Boulogne, a subi l’ablation de ses quatre dents de sagesse en raison d’une confusion médicale. L’intervention, prévue de longue date pour traiter des problèmes de cheville récurrents, a été effectuée par un chirurgien-dentiste, alors que la patiente attendait une chirurgie orthopédique.

Le déroulement des faits
Accompagnée de sa mère, la jeune fille s’est présentée à la clinique pour son admission. Selon le témoignage de sa mère, un chirurgien est venu les trouver dans la salle d’attente pour prendre en charge la patiente. La mère a pris soin de confirmer l’identité de sa fille auprès du praticien avant que cette dernière ne soit emmenée au bloc opératoire. C’est alors qu’elle attendait le retour de sa fille que la mère a été abordée par le même chirurgien, qui s’est avéré être un chirurgien-dentiste. Il lui a annoncé qu’une erreur médicale avait été commise. À son réveil de l’anesthésie générale, l’adolescente, surprise de pouvoir encore bouger sa cheville, a découvert la présence de cotons dans sa bouche, réalisant que l’opération subie ne correspondait pas à celle initialement programmée.
Conséquences physiques et psychologiques
La famille a décrit un état de choc immédiat pour la jeune fille et ses proches. La mère de la lycéenne a rapporté que sa fille souffre depuis l’incident d’angoisses nocturnes et de difficultés à dormir. L’absence de préparation habituelle pour une extraction dentaire — incluant des rendez-vous préalables et un suivi antibiotique spécifique — a également été pointée du doigt par la famille. De plus, la mère a souligné la gravité des risques liés à l’anesthésie, qu’elle affirme avoir été calibrée pour une autre patiente devant initialement subir l’opération dentaire. L’adolescente, toujours en attente de son opération de la cheville, manifeste désormais une réticence marquée à l’idée de retourner dans un environnement hospitalier.
Réaction de la clinique et procédures en cours
La direction de la clinique de la Côte d’Opale a qualifié l’événement de « situation exceptionnelle » et « profondément regrettable ». L’établissement a indiqué qu’il assumait pleinement la responsabilité de cet incident. Dès la découverte de l’erreur, le chirurgien a présenté ses excuses, et une représentante de la direction a reçu la famille pour proposer des démarches d’accompagnement, incluant un soutien psychologique et des informations sur les procédures d’indemnisation. La famille a toutefois refusé de signer les documents relatifs à une demande d’indemnisation et a décidé de porter plainte contre l’établissement. Une enquête interne a été ouverte par la clinique afin de déterminer les circonstances exactes et les causes de cette confusion. L’établissement a précisé, par la voix de ses représentants, qu’il serait prématuré de se prononcer sur des responsabilités individuelles tant que les investigations sont en cours. La clinique s’est engagée à maintenir un dialogue « ouvert, transparent et respectueux » avec la famille, affirmant que sa priorité demeure l’accompagnement de la patiente et la recherche de la vérité. À ce jour, l’opération de la cheville n’a pas été réalisée, la confiance ayant été rompue entre la famille et l’établissement hospitalier.
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