L’appareil, l’un des trois de ce type déployés à la base de Misawa, effectuait un vol non lié à un entraînement.
Perte de contact et crash présumé au large de Tottori
L’appareil, appartenant à la Force aérienne d’autodéfense du Japon, a cessé d’émettre aux alentours de 13h00, heure locale, alors qu’il survolait les eaux de la mer du Japon à proximité de la préfecture de Tottori, selon les informations relayées par plusieurs médias de la région.
Avant que les communications ne soient définitivement rompues, les équipes de contrôle ont relevé des dysfonctionnements de transmission. Rapidement après la rupture du signal, les autorités japonaises ont mobilisé d’importants moyens de recherche. Les garde-côtes ainsi que les unités militaires se sont portés sur zone pour tenter de localiser l’engin.
Les opérations de ratissage menées en mer du Japon ont rapidement porté leurs fruits. Des débris et des objets flottants soupçonnés d’appartenir à la structure de l’aéronef ont été repêchés. Face à ces éléments matériels, l’état-major nippon privilégie l’hypothèse d’une destruction totale de l’appareil.
Une mission hors entraînement depuis la base de Misawa
L’appareil impliqué dans cet incident a décollé à 10h20 de la base aérienne de Misawa, située dans la préfecture d’Aomori au nord du pays. Si sa présence dans le ciel japonais interroge, les autorités militaires n’ont fourni aucun détail précis sur la feuille de route ou l’objectif opérationnel de ce vol de reconnaissance.
C’est la première fois qu’un tel équipement disparaît des effectifs depuis leur introduction en service. L’appareil fait partie d’un contingent particulièrement restreint au sein de l’arsenal national.
Le parc de drones Global Hawk et son acquisition stratégique
La Force aérienne d’autodéfense ne dispose que d’un nombre très limité de ces grands systèmes de surveillance aérienne de longue durée. L’inventaire global se chiffrait à trois unités au total, toutes basées sur l’infrastructure de Misawa. La disparition de l’une d’entre elles ampute d’un tiers la capacité de surveillance de cette flotte spécialisée.

Conçu par l’entreprise américaine Northrop Grumman, ce modèle de drone de haute altitude se distingue par son endurance remarquable, capable de demeurer en vol durant près de trente-six heures consécutives. Son acquisition représente un investissement financier lourd pour Tokyo. Les estimations budgétaires évoquent un coût unitaire avoisinant les 170 000 millions de yens, soit environ 7,36 milliards de yuans.
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