Chine Rejette Les Menaces De Sanctions Contre L Iran Et Privilégie Le Dialogue

Face aux menaces de sanctions massives proférées par le président américain Donald Trump contre l’Iran, la Chine a officiellement rejeté l’approche des pressions économiques, affirmant que de telles mesures ne servent les intérêts de personne, selon un reportage publié ce vendredi.

La tension est montée d’un cran autour du dossier iranien après les déclarations de Washington. Le président américain Donald Trump a promis des conséquences économiques massives pour les nations qui poursuivraient leurs échanges commerciaux avec Téhéran, un avertissement rapidement relayé par le secrétaire au Trésor Scott Bessent, qui a exhorté Pékin à emboîter le pas à cette politique d’asphyxie financière.

La riposte de Pékin et la défense du commerce

La réaction chinoise n’a pas tardé. Interrogé lors d’un point de presse ce vendredi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Lin Jian, a rejeté sans ambages cette stratégie de coercition, déclarant que les sanctions et les méthodes de pression ne sont pas la solution, tout en exhortant les parties concernées à régler le différend par le biais de négociations, du dialogue et en parvenant à un règlement politique.

Pour Pékin, qui constitue un partenaire économique incontournable pour l’Iran tout en suivant une voie diplomatique prudente au milieu du conflit américano-iranien et en maintenant des canaux de communication ouverts avec les représentants des deux parties, ces menaces se heurtent à des limites croissantes quant aux options de Donald Trump. Selon l’amiral à la retraite de la marine américaine James Stavridis, s’exprimant sur CNN ce vendredi, l’engagement du président américain à écraser l’Iran économiquement est le meilleur des pires choix, bien qu’il causera probablement des problèmes.

L’analyste militaire a expliqué les options qui s’offrent au président américain, indiquant que les États-Unis pourraient revenir à des hostilités globales ou se retirer complètement de l’affaire. En revanche, comme Trump essaie de le faire, les États-Unis peuvent demander au reste du monde de s’impliquer et de participer à ce blocus. L’expert militaire a toutefois souligné que cette approche ne tarderait pas à provoquer des frictions majeures sur la scène internationale, prédisant que la Chine serait la première nation à refuser de faire partie du blocus imposé à l’Iran, après que Pékin a déclaré plus tôt que les sanctions et les méthodes de pression ne sont pas la solution.

Téhéran durcit le ton face à la campagne de pression

Outre la Chine, l’Iran a également condamné ce qu’il a décrit comme la menace illégale de Donald Trump d’une campagne économique intensive contre Téhéran. Du côté iranien, la riposte politique s’est organisée autour d’un rejet total de ces mesures. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé ce vendredi que Téhéran est prêt à sacrifier ses richesses pour défendre la dignité et l’honneur du pays, d’après des déclarations rapportées par l’agence de presse semi-officielle Tasnim.

"سحق" إيران اقتصاديًا.. هل هو أفضل الخيارات السيئة أمام ترامب؟
Photo: CNN Arabic

Nous devons planifier pour faire face aux sanctions injustes afin de pouvoir les surmonter. Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, via l’agence Tasnim

Alors que la Maison-Blanche cherche à rallier d’autres puissances à sa campagne de restrictions financières, la marge de manœuvre reste étroite. La Chine maintient sa position de refus face à toute tentative d’imposer unilatéralement un blocus commercial, laissant présager un bras de fer diplomatique prolongé autour des circuits d’exportation de l’énergie et des biens iraniens.

الصين تنقذ إيران؟.. بكين تتحدى حصار ترامب وتواصل شراء النفط | #غرفة_الأخبار

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