La 14 août 2026, le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a annoncé que les États-Unis s’apprêtaient à imposer à l’Iran des mesures d’isolement économique sans précédent, comprenant un renforcement du blocus maritime pour bloquer les ports iraniens.
Les États-Unis s’apprêtent à franchir un nouveau cap dans leur campagne de pression maximale contre l’Iran. Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a déclaré jeudi 14 août 2026 que l’administration américaine dévoilerait dès la semaine suivante un train de sanctions inédites. Lors d’une interview accordée à la chaîne conservatrice Newsmax, il a promis des mesures de rétorsion d’une envergure historique.
Tranquilisez-vous pour la semaine prochaine, car nous allons appliquer des mesures qui n’ont jamais eu d’équivalent dans l’histoire en matière d’isolement économique pour n’importe quel pays. Scott Bessent, secrétaire au Trésor américain, via CNN et Euronews
Un blocus renforcé et un isolement financier total
L’offensive préparée par Washington combine une asphyxie financière stricte et une mainmise totale sur les voies de navigation. Selon les précisions apportées par le Trésor américain, le dispositif s’appuiera sur le maintien d’un blocus rigoureux dans le détroit d’Hormuz. L’objectif explicite est d’empêcher toute entrée ou sortie de marchandises à destination ou en provenance des ports iraniens.
Cette stratégie de blocus s’accompagne d’une traque financière acharnée. Ces structures sont accusées d’avoir secrètement aidé la banque iranienne Bank Shahr à transférer des centaines de millions de dollars.
L’impact sur l’économie iranienne et le marché de l’énergie
L’étau économique produit des effets dévastateurs sur les structures financières de Téhéran.
Interrogé sur les répercussions internationales de ces tensions géopolitiques, le secrétaire au Trésor a reconnu qu’elles avaient provoqué un haussement temporaire des prix de l’énergie, tout en se voulant rassurant : Nous traverserons cette période et les prix redescendront, a-t-il affirmé sur l’antenne de Newsmax.
Le contraste des positions et l’évaluation de la Maison Blanche
Ce discours de fermeté tranche nettement avec les signaux d’ouverture lancés quelques semaines plus tôt. Le 4 août dernier, Scott Bessent affichait encore un certain optimisme auprès de CNBC, évoquant la possibilité d’un accord imminent susceptible de rouvrir le détroit d’Hormuz en quelques jours — une perspective qui avait alors stimulé Wall Street et fait reculer les cours du pétrole.

De son côté, le président américain Donald Trump a souligné que son administration gérait ce dossier avec calme et sans bruit. Dans un entretien accordé au site Axios, il a précisé que les négociations menées avec Téhéran restaient fragmentaires, tandis que Washington observe un pays aux prises avec une inflation galopante et des ressources financières exsangues. L’ambassadeur américain auprès des Nations unies, Mike Waltz, a pour sa part estimé sur Fox News que les dirigeants iraniens redoutent particulièrement la pression financière exercée par le Trésor, soulignant que si le pays peut encaisser des frappes militaires, il résiste beaucoup plus difficilement à l’épuisement systématique de ses ressources économiques.
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