L’Arabie saoudite a annoncé la découverte d’environ 110 millions de tonnes de minerais, comprenant des minéraux de terres rares et du minerai d’uranium, dans la région de Médine. Cette révélation a été faite par le ministre de l’Énergie saoudien, le prince Abdulaziz bin Salman, lors de la Conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (IAEA) à Vienne, en Autriche.
Découverte majeure de minerais à Médine
Le point central de cette découverte se situe au projet Jabal Sayid, un site stratégique positionné à environ 350 kilomètres au nord-est de Jeddah, à l’intérieur de la zone administrative de Médine. Selon les déclarations officielles du ministre de l’Énergie rapportées par Supernews.co.id, les études d’exploration et géologiques menées sur place ont mis en évidence des ressources estimées à environ 110 millions de tonnes de minerai présentant une forte concentration en éléments de terres rares, en particulier des éléments lourds, ainsi qu’une concentration prometteuse en uranium.
Composition et détails des ressources minérales
D’après les analyses menées par le Center for Strategic and International Studies (CSIS), qui reprennent les estimations du ministère de l’Industrie et des Ressources minérales saoudien ainsi que de l’entreprise minière d’État Maaden, le site de Jabal Sayid abrite des volumes précis de métaux. Les données recensent environ 552 000 tonnes de métaux de terres rares lourdes, telles que le dysprosium et le terbium, aux côtés de 355 000 tonnes de terres rares légères, incluant le néodyme et le praséodyme.

En outre, l’analyse géologique note la présence d’environ 31 000 tonnes d’uranium localisées sur le même site. La valeur globale de cette découverte d’éléments de terres rares en Arabie saoudite est évaluée à 100 milliards de dollars, selon les informations communiquées par la Saudi Press Agency et relayées par CNBC Indonesia. Des études menées par l’Enquête géologique saoudienne ont par ailleurs permis d’identifier deux zones d’exploration à un stade avancé affichant des ressources évaluées à 644 millions de tonnes.
Implications pour le secteur énergétique et civil
Cette combinaison de ressources offre à l’Arabie saoudite l’opportunité de développer son propre cycle de combustible nucléaire, tout en envisageant la possibilité d’exporter cette matière vers les États-Unis. Le prince Abdulaziz bin Salman a insisté sur le fait que la diversification des sources d’énergie et des ressources minérales constitue un facteur déterminant pour soutenir la croissance économique et consolider la sécurité des approvisionnements.

Cette communication intervient dans la continuité d’un rapprochement institutionnel entre Riyad et Washington. Les deux nations avaient formalisé un accord de coopération nucléaire civile le 22 juillet, par le biais d’une signature conjointe entre le ministre saoudien et le secrétaire à l’Énergie américain, Chris Wright. Ce cadre juridique est complété par des initiatives industrielles impliquant l’entreprise Maaden et la société américaine MP Materials, soutenues par le Département de la Défense des États-Unis dans le financement d’une usine de traitement de terres rares implantée dans le royaume.
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