Face à cette situation, la ministre flamande des Médias, Cieltje Van Achter, défend les mesures tout en ciblant les contrats d’exclusivité et les droits sportifs coûteux.
Les coupes budgétaires et la grogne des syndicats
La VRT doit traverser une nouvelle cure d’amaigrissement décidée dans le cadre de la dernière exercice budgétaire du gouvernement flamand.
Ce plan passé a déjà contraint l’entreprise publique à licencier du personnel, à externaliser la production de la série Thuis
et à voir ses effectifs passer sous la barre des 2 000 salariés. En réaction à ce nouvel effort financier, les syndicats de la radiotélévision publique ont immédiatement programmé une grève pour le 12 octobre.
Je sais quelle inspanning la omroep a déjà livrée. Mais la begroting doit être en ordre, donc tout le monde doit faire sa part. Nous ferons un addendum à la beheersovereenkomst pour réexaminer les objectifs de la VRT.
Cieltje Van Achter, ministre flamande des Médias
Contrats d’exclusivité et révision des droits sportifs
Interrogée sur les marges de manœuvre de la chaîne, la ministre estime que l’utilisation des deniers publics doit se concentrer sur les missions essentielles, sans pour autant financer des guerres de talents avec les chaînes privées VTM ou Play. La politique d’exclusivité sur les têtes d’affiche est particulièrement pointée du doigt.
Payer pour le talent de Tom Waes, je trouve cela oké. Mais payer pour qu’il ne soit pas visible sur VTM ou Play ? Nous ne pouvons pas demander cela au contribuable.
Cieltje Van Achter, ministre flamande des Médias, via Nieuwsblad
Dans le domaine du sport, l’exécutif flamand demande à la VRT de faire preuve d’un esprit critique accru concernant l’acquisition de compétitions onéreuses. Si la mise en valeur des Belgian Cats illustre le rôle positif du service public dans la visibilité des disciplines, les droits sportifs très convoités par la concurrence commerciale, tels que la Formule 1 à Francorchamps, doivent être abordés avec davantage de réserve.

Cependant, les grands rendez-vous populaires comme la finale de la Coupe de Belgique de football ou les rencontres des Diables Rouges doivent rester accessibles sans abonnement pour le citoyen, quitte à ce que la diffusion soit partagée ou confiée à des partenaires du secteur privé.
Perspectives pour VRT Max et le cadre publicitaire
Pour compenser les pressions financières et l’érosion des revenus publicitaires, l’option d’introduire une déclinaison payante de VRT Max est actuellement à l’étude. Cette solution vise à répondre à la concurrence étrangère et à l’augmentation du nombre de foyers coupant le câble de télévision traditionnel.
L’objectif n’est pas de placer les fictions propres de la VRT derrière un mur payant, mais plutôt d’examiner la mise en place de fonctionnalités similaires à ce que propose la concurrence, comme la possibilité de télécharger des programmes pour les visionner hors connexion. Parallèlement, le plafond publicitaire actuel reste en vigueur, l’éditeur DPG Media s’opposant à ce que la chaîne publique vpuisse accroître ses recettes publicitaires sur le marché pour combler son déficit.
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