Virus West Nile : 4 décès et 27 cas en Île-de-France selon SPF

Quatre personnes sont décédées en Île-de-France et 195 cas autochtones du virus West Nile ont été recensés en France hexagonale au 19 octobre 2026, selon Santé publique France. Cette arbovirose transmise par les moustiques du genre Culex atteint un niveau record, dépassant largement les chiffres de 2025.

Bilan national et flambée des cas en France hexagonale

La circulation du virus du Nil occidental enregistre une progression marquée sur l’ensemble du territoire français. Santé publique France a recensé 195 cas autochtones en France hexagonale au 19 octobre 2026. Ce total représente plus de trois fois le bilan de l’année précédente, qui s’établissait à 62 cas sur toute sa période d’activité.

Sur ces 195 patients contaminés sans avoir voyagé à l’étranger, 160 ont présenté des symptômes cliniques. Parmi eux, 76 personnes ont développé une forme neuro-invasive de la maladie, telle qu’une méningite ou une encéphalite. Le bilan national fait état de six décès parmi ces patients atteints de complications neurologiques, bien que les données ne permettent pas d’attribuer avec certitude ces décès directement au virus.

Dans le détail des régions les plus touchées, la Provence-Alpes-Côte d’Azur totalise 66 cas dont 31 dans les Bouches-du-Rhône, tandis que l’Occitanie suit avec 36 cas dont 17 en Haute-Garonne, un département qui ne comptait qu’un seul cas en 2025. L’Île-de-France enregistre quant à elle 24 cas au cours de la saison. Huit régions et 28 départements se trouvent concernés au total par le bulletin épidémiologique.

Virus West Nile : 4 décès et 27 cas en Île-de-France selon SPF
Photo : Le Parisien

Quatre décès enregistrés en Île-de-France et extension géographique

L’Île-de-France supporte une part importante de cette épidémie saisonnière. Un quatrième décès est venu alourdir le bilan dans la région, où 27 cas autochtones sont désormais recensés au 19 octobre. Quinze de ces patients franciliens ont developpé une forme neuro-invasive. Sept départements de la région sont concernés, avec une répartition comprenant sept cas dans le Val-de-Marne, cinq dans l’Essonne, quatre en Seine-Saint-Denis, trois dans le Val-d’Oise, deux en Seine-et-Marne, deux dans les Hauts-de-Seine et un dans les Yvelines.

Au-delà de la région parisienne, le virus a étendu sa zone d’implantation. Des cas humains ont été détectés pour la première fois dans 15 départements répartis à travers l’Occitanie, l’Île-de-France, l’Auvergne-Rhône-Alpes, les Pays de la Loire et la Nouvelle-Aquitaine. Au total, sept régions et une trentaine de départements sont touchés par la circulation virale.

Fièvre après une piqûre de moustique ? Le virus West Nile bat un record, selon Santé publique France
Photo : Selectra

Mode de transmission par les moustiques Culex et absence de traitement

Le cycle de transmission repose principalement sur les oiseaux, qu’il s’agisse d’oiseaux migrateurs revenant d’Afrique ou d’animaux infectés localement en Europe, et les moustiques communs du genre Culex. Contrairement à la dengue ou au chikungunya, le moustique tigre n’est pas impliqué dans cette propagation. L’être humain et le cheval ne sont que des hôtes accidentels et ne transmettent pratiquement pas le virus en retour, leur charge virale sanguine étant trop faible.

Ces formes neuro-invasives peuvent évoluer vers des séquelles voire un décès dans 7 à 9 % des cas.

Santé publique France

Environ 80 % des infections humaines restent totalement asymptomatiques. Les 35 cas sans symptômes recensés dans le bilan national ont ainsi été découverts lors de dépistages systématiques sur les dons de sang. En l’absence de vaccin commercialisé et de traitement antiviral spécifique pour l’humain, la prise en charge médicale demeure symptomatique, reposant sur le soulagement des fièvres et des douleurs, tandis que les formes graves nécessitent une hospitalisation.

Mesures de surveillance renforcée jusqu’au 30 novembre

Face à cette recrudescence inédite, la surveillance sanitaire est maintenue active jusqu’au 30 novembre 2026. Ce dispositif comprend le transfert automatisé des résultats des laboratoires de biologie médicale et des campagnes de sensibilisation auprès des professionnels de santé.

virus du nil occidental
Photo : Stéphane Larue News

Les autorités sanitaires recommandent aux habitants des zones concernées d’appliquer les mesures de prévention habituelles contre les piqûres, particulièrement en soirée et la nuit lorsque les moustiques Culex manifestent leur plus grande activité. Des contrôles spécifiques sur les dons de sang demeurent également organisés pour sécuriser les transfusions.

Face à des symptômes tels qu’une fièvre brutale accompagnée de maux de tête et de douleurs musculaires après une piqûre de moustique, la consultation d’un professionnel qualifié est recommandée pour une prise en charge adaptée.

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