Francia a confirmé le 22 octobre 2026 le premier cas humain documenté du virus Shamonda chez un patient immunodéprimé décédé à Lyon début octobre. L’Organisation mondiale de la santé et les autorités sanitaires appellent au calme et écartent tout risque majeur pour la population générale face à ce pathogène historiquement cantonné au bétail.
La première détection humaine du virus Shamonda à Lyon
Les autorités sanitaires françaises ont révélé la présence de ce pathogène chez un patient dont le système immunitaire était gravement affaibli par un cancer hématologique en cours de traitement. L’homme avait été hospitalisé aux Hospices Civils de Lyon. Le 23 septembre 2026, il a développé un tableau d’encéphalite grave avant de succomber deux semaines plus tard, au début du mois d’octobre.
Jusqu’à cette annonce conjointe des ministères français de la Santé et de l’Agriculture, le virus Shamonda était exclusivement répertorié comme une affection du bétail et d’autres ruminants. Le Centro Europeo para la Prevención y el Control de Enfermedades (ECDC) mène des investigations pour déterminer si le virus a causé ou contribué à sa mort et comment il a contracté l’infection, selon le communiqué officiel de l’agence européenne.
Cette souche virale appartient à la famille des Peribunyaviridae, au genre Orthobunyavirus et au sérogroupe Simbu. Elle présente une forte parenté avec d’autres virus tels que le virus Schmallenberg, l’Akabane, le Sathuperi, l’Aino, le Peaton et le Shuni. Les archives sanitaires rappellent que ce pathogène a été isolé pour la première fois le 20 mai 1965 dans la ville d’Ibadan en Nigeria, sous le nom de prototype Ib An 5550.
L’évaluation des risques et la réaction des autorités sanitaires
Face à l’émoi suscité par cette découverte, l’Organisation mondiale de la santé a tenu à clarifier la situation. L’agence internationale a indiqué qu’il s’agit d’un cas isolé chez l’humain et qu’il est peu probable qu’il entraîne une propagation plus large pour le moment, tout en précisant qu’elle reste en contact étroit avec les autorités françaises pour suivre l’évolution des données.
📰 El presidente del #ColvetSevilla D. Santiago Sánchez-Apellániz ha lanzado, en declaraciones a #EFE, un llamamiento a la "tranquilidad y a la precaución" tras conocerse en Francia del primer caso de infección por el virus de #Shamonda en humanos. 👇https://t.co/DYgKTfhPpf pic.twitter.com/Ceb8pjY7DC
L’organisme européen basé à Stockholm maintient également une collaboration étroite avec la Commission européenne et l’Autorité européenne de sécurité des aliments.
Du côté de la recherche, les spécialistes se veulent rassurants. Les experts rappellent que de nombreux orthobunyavirus circulent naturellement parmi les mammifères dans les zones tropicales et provoquent occasionnellement des cas sporadiques chez les humains.

La propagation du virus dans les élevages européens
Isolé pour la première fois en mai 1965 dans la ville d’Ibadan au Nigeria, le pathogène a longtemps sévi de manière sporadique dans différentes régions d’Afrique et d’Asie, ainsi qu’au Japon où il a provoqué des infections intrauterines et des malformations congénitales chez des veaux dans la préfecture de Kagoshima entre 2015 et 2016.
La propagation touche de nombreuses exploitations ganadères à travers plusieurs pays, s’étendant à l’Autriche, la Belgique, l’Espagne, l’Italie, la Slovénie, le Royaume-Uni, l’Irlande, le Luxembourg, le Liechtenstein, le Portugal et les Pays-Bas.
Mesures de précaution et contrôle de la chaîne alimentaire
Les ministères de l’Agriculture et de la Santé coordonnent la surveillance épidémiologique pour analyser la situation. Le ministère de l’Agriculture français a tenu à écarter toute inquiétude concernant l’alimentation en affirmant que hasta ahora no existe ningún dato científico disponible la que documente la transmisión del virus Shamonda a través del consumo de carne, leche o productos derivados.
Les instances sanitaires rappellent que l’activité des insectes vecteurs ralentit naturellement à mesure que les températures baissent, ce qui devrait freiner la circulation virale dans les semaines à venir. Pour toute question relative à des symptômes inhabituels ou des préoccupations de santé, il convient de consulter un professionnel de santé qualifié afin d’obtenir un avis médical personnalisé.
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