Singapour face au terrorisme : entre prise de conscience et freins psychologiques

À Singapour, les mentalités face au terrorisme ont évolué, passant d'une menace lointaine à un risque imminent selon le Dr Diong.

Une prise de conscience ancrée dans la réalité internationale

Les mentalités face au terrorisme à Singapour ont profondément changé au fil du temps. Auparavant perçu comme un événement lointain se produisant ailleurs, le terrorisme est désormais envisagé par la population comme une menace qui pourrait frapper le pays, la discussion portant sur le moment où l’attaque se produira plutôt que sur sa probabilité, d’après le Dr Diong.

La sensibilisation ne se traduit pas toujours par des actes concrets.

Plusieurs obstacles psychologiques freinent l’intervention des citoyens. Parmi eux figure l’effet de spectateur, qui pousse les individus à croire qu’une autre personne s’chargera d’effectuer le signalement. D’autres personnes se demandent si la menace est authentique, choisissant de garder le silence par crainte de paraître trop curieuses ou d’encourir des sanctions en cas de fausse alerte, a souligné Mme Tan.

Le défi des rumeurs et l’élargissement du soutien psychologique

La circulation rapide de fausses informations et de rumeurs en ligne pose un problème majeur lors des situations de crise. Ces contenus atteignent le public plus rapidement que la capacité de réaction des autorités, obligeant les agents de la Home Team à gérer simultanément la situation sur le terrain et à combler ces vides informationnels, a expliqué le Dr Diong.

De plus, l’impact émotionnel d’une telle attaque ne se limite pas aux victimes directes. Les personnes qui s’informent via les actualités subissent également des répercussions psychologiques indirectes, ce qui implique que l’aide post-crise devra être élargie à tous ceux qui ont entendu parler de l’incident, selon le Dr Diong.

Il faut également tenir compte de la détresse émotionnelle des gens, car les personnes qui lisent les actualités seront également touchées, ce qui signifie que l’aide ne se limite plus seulement aux personnes directement touchées par l’incident, mais s’étend à celles qui en ont entendu parler et qui se trouvent indirectement influencées par celui-ci, a ajouté le Dr Diong.

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