La Haute Cour de Bombay a ordonné le retrait de vidéos truquées et de contenus diffamatoires générés par intelligence artificielle ciblant le ministre de l’Union Nitin Gadkari. Saisie par le ministre, la justice a enjoint aux plateformes numériques, dont Meta et Google, de supprimer ces publications trompeuses sur fond de débat autour des carburants à base d’éthanol.
Une décision judiciaire de la Haute Cour de Bombay contre les contenus falsifiés
La justice indienne vient d’offrir un répit notable à Nitin Gadkari, ministre des Transports routiers et des Autoroutes, visé par une campagne numérique agressive. Saisie d’une action en diffamation, la Haute Cour de Bombay a ordonné le retrait immédiat de l’ensemble des contenus mis en cause par l’équipe juridique du ministre parmi lesquels figurent des vidéos truquées générées par intelligence artificielle. Gadkari des décisions et des responsabilités directes dans la mise en œuvre de la politique relative aux carburants mélangés à l’éthanol.
Lors de l’audience, le juge Arif Doctor a vertement condamné la nature de ces publications en estimant qu’elles franchissaient les limites acceptables du débat public. Le magistrat a prononcé des injonctions strictes à l’encontre des grandes plateformes technologiques, exigeant d’elles qu’elles éliminent non seulement les éléments signalés, mais également toute récurrence future de ces publications après notification.
Justice Arif Doctor, de la Haute Cour de Bombay, a déclaré qu’il pouvait seulement affirmer que ces contenus étaient absolument abjects, injurieux et diffamatoires, et qu’un tel matériel ne devait pas avoir sa place sur une plateforme publique accessible à toutes les couches de la société, y compris aux jeunes.
La controverse autour du programme d’incorporation d’éthanol et les précisions du ministre
Au cœur de cette tempête numérique se trouve le programme national d’incorporation d’éthanol, un sujet qui suscite de vives discussions en ligne. Introduit à l’origine par le gouvernement central en 2003 en tant qu’initiative nationale visant à mélanger progressivement l’éthanol à l’essence, le dispositif a franchi une étape importante avec l’objectif de porter ce taux à 20 pour cent, connu sous l’appellation E20, pour la période 2025-2026. L’exécution de cette trajectoire relève exclusivement de la compétence du ministère du Pétrole et du Gaz naturel.

Dans les documents présentés devant la justice, le ministre a tenu à clarifier son périmètre institutionnel. S’il occupe les fonctions de ministre des Transports routiers depuis 2014, il ne détient aucune prérogative ni rôle décisionnel dans l’élaboration de la politique E20. Les publications incriminées exploitaient habilement ces amalgames pour propager des accusations infondées.
La requête de Nitin Gadkari, via LiveLaw, indique en outre que le contenu diffamatoire prétend de manière fausse, malveillante et totalement infondée que le plaignant et/ou des membres de sa famille ont tiré des avantages pécuniaires induits de la mise en œuvre de l’EBP, insinuant ainsi, entre autres, la corruption, le népotisme, les conflits d’intérêts, l’abus de position officielle, l’usage abusif de l’autorité gouvernementale et d’autres actes d’improbité.
Le cadre des poursuites et la protection de la critique légitime
La démarche judiciaire menée par l’avocat Sandeep S Ladda ne vise en aucun cas à museler le débat public ou à restreindre les critiques formulées à l’encontre de la gestion gouvernementale. La requête souligne que le recours aux tribunaux a pour unique objet de sanctionner des contenus qualifiés de mensongers et frauduleux.

L’action en justice initiale, enregistrée sous la référence d’affaire visant Meta Platforms, Google LLC et X, met en lumière les dérives associées aux technologies de manipulation numérique.
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