Le chef de l’opposition à la Lok Sabha, Rahul Gandhi, a été arrêté par la police de Delhi alors qu’il menait une manifestation devant la résidence du Premier ministre Narendra Modi. Cet événement fait suite à une mobilisation croissante des étudiants, soutenus par le Congrès et d’autres partis de l’alliance « INDIA », pour protester contre les irrégularités présumées liées aux fuites des sujets d’examen NEET.
Manifestation et arrestation devant la résidence du Premier ministre
Selon Vikatan, la mobilisation a débuté après une rencontre au domicile de Mallikarjun Kharge, président national du Congrès, situé au 10, Rajaji Marg. Rahul Gandhi, accompagné de Priyanka Gandhi, de K.C. Venugopal et d’autres dirigeants du parti, a appelé ses partisans à se rendre à la résidence du Premier ministre pour exiger des réponses sur la crise éducative. Le cortège a parcouru environ 500 mètres avant d’entamer un « dharna » (protestation assise) devant la résidence officielle.
Le contexte des tensions sur le NEET
La situation politique à Delhi est devenue extrêmement tendue en raison de la répression policière contre les étudiants et les militants du parti « Cockroach Janata Party » (CJP), qui organisaient une marche vers le Parlement. D’après Abplive, les forces de l’ordre ont eu recours à des tirs de grenades lacrymogènes et à des charges à la matraque pour disperser les manifestants, provoquant une indignation nationale.
Rahul Gandhi, qui avait rencontré les étudiants blessés à Jantar Mantar pour leur exprimer son soutien, a justifié cette escalade par l’absence de volonté du gouvernement de débattre du sujet.
Les revendications de l’opposition
Depuis sa détention au stade Chhatrasal, Rahul Gandhi a publié une vidéo sur Instagram détaillant les raisons de son action. Il a affirmé avoir sollicité le président de la Lok Sabha, Om Birla, pour obtenir un débat parlementaire sur la situation des étudiants, requête qui lui aurait été refusée au motif que l’autorisation du gouvernement était nécessaire.

« Comme je n’ai pas vu de volonté de la part du gouvernement, nous avons décidé de protester devant la résidence du Premier ministre pour attirer l’attention du pays sur ce qui arrive aux étudiants », a déclaré le dirigeant du Congrès, selon la BBC.
Rahul Gandhi a formulé cinq exigences majeures à l’attention du gouvernement :
* La démission du ministre de l’Intérieur, Amit Shah, et du ministre de l’Éducation, Dharmendra Pradhan. * Des actions concrètes contre les responsables des violences et de l’humiliation subies par les étudiants. * L’abandon des poursuites judiciaires engagées contre les étudiants manifestants. * Une enquête approfondie sur les fuites des sujets d’examen. * Des réformes structurelles pour réduire le coût et améliorer la qualité du système éducatif.
D’autres personnalités politiques, dont Uddhav Thackeray du Shiv Sena et Mahua Moitra du Trinamool Congress, se sont également jointes aux étudiants à Jantar Mantar pour réclamer des comptes. La police de Delhi, après l’échec des négociations avec Rahul Gandhi sur place, a procédé aux arrestations pour lever le blocage devant la résidence de Lok Kalyan Marg.
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