Le 3FPT injecte 560 millions pour moderniser le CFP de Thiès

Dans la région de Thiès, où l’industrie représentait près d’un emploi rémunéré sur trois en 2024 selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, le Fonds de financement de la formation professionnelle et technique (3FPT) injecte 560 millions de francs CFA — soit environ 958 000 dollars — pour moderniser le Centre de formation professionnelle de Thiès.

Le centre de Thiès reçoit des fonds

Le directeur général du 3FPT, Soulèye Kane, a annoncé lundi 2 novembre sept projets destinés à transformer le site et à diversifier son offre pédagogique. Selon les informations rapportées par l’Agence de presse sénégalaise, cette enveloppe financière permettra de réhabiliter les locaux existants et de rééquiper plusieurs filières techniques, notamment l’électricité et la transformation agroalimentaire.

Pour assurer une meilleure adéquation avec le marché, les formateurs bénéficieront d’un accompagnement spécifique. Cet encadrement vise à structurer les apprentissages autour des compétences directement requises par les employeurs, afin de rendre les apprenants rapidement opérationnels au sein des entreprises.

Les filières cherchent des débouchés

À ce stade, les modalités d’implication directe des employeurs dans les cursus du CFP ne sont pas formalisées. Aucun dispositif n’assure encore l’accueil systématique des jeunes en stage au sein des structures industrielles locales.

D’autres structures misent sur l’alternance

D’autres structures de la région illustrent des approches différentes en associant le secteur privé dès la conception des programmes. À l’Institut supérieur d’enseignement professionnel de Thiès, des partenaires industriels interviennent dans les domaines de l’énergie, des mines et de la construction. Chaque étudiant y effectue un stage de longue durée. Un bilan de la Banque mondiale publié en février 2026 indique que près de 90 % des diplômés de cet institut s’insèrent professionnellement peu après leur sortie, toutes filières confondues.

L’apprentissage se poursuit parfois directement sur le terrain après l’embauche. Dans une interview accordée en juin dernier à l’Agence de presse sénégalaise, Frédéric Zanklan, directeur général de Grande Côte Opérations — filiale sénégalaise du groupe français Eramet —, a indiqué que des salariés de la mine de Diogo ont acquis en interne des qualifications qu’ils ne possédaient pas lors de leur arrivée.

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