Un important incendie survenu dans un centre de recyclage à Écublens a provoqué la fermeture prolongée de l’autoroute A1 et perturbé les transports publics régionaux. Les autorités recommandent la prudence aux habitants, tandis qu’une instruction pénale a été ouverte pour déterminer l’origine du sinistre.
Cet événement perturbe profondément la région lausannoise, non seulement par l’ampleur des flammes et des fumées, mais aussi parce que de pareils sinistres se sont déjà produits par le passé, notamment en 2013, 2014 et plus récemment en 2025.
L’autoroute A1 partiellement rouverte après dix-huit heures de fermeture
Le trafic sur l’axe autoroutier majeur a été suspendu pendant près de dix-huit heures en raison de la menace directe d’effondrement de la structure métallique calcinée. La halle, qui borde l’infrastructure routière, a nécessité des travaux de consolidation urgents menés par les pompiers avant toute reprise de la circulation, comme l’a expliqué Julien Grand, porte-parole des forces de l’ordre.
En début d’après-midi, les voies en direction de Genève ont été totalement rouduvertes au trafic. En revanche, la circulation vers Lausanne demeure partiellement restreinte par mesure de précaution, sans qu’un retour complet à la normale ne puisse être fixé par les autorités.
Impacts sur les transports publics et perturbations locales
Au-delà du réseau routier, les transports publics ont également subi d’importants contrecoups. La ligne de métro M1 est restée interrompue entre Lausanne-Flon et Renens-Gare, nécessitant la mise en place d’un service de bus de remplacement. Du côté des chemins de fer fédéraux, la ligne principale entre Lausanne et Genève a connu une interruption temporaire la veille au soir, bien qu’aucune perturbation n’ait été signalée pour la journée du samedi.
Le monde sportif local a aussi dû s’adapter. Le Triathlon de Lausanne, agendé pour ce week-end, a été contraint d’annuler toutes ses épreuves prévues le samedi. Les organisateurs ont toutefois confirmé que les courses supprimées seront reprogrammées dès le lendemain, permettant à l’événement de se poursuivre en grande partie.
Consignes sanitaires et origine potentielle du sinistre
Sur le plan environnemental et sanitaire, les vents ont contribué à dissiper une partie des épaisses fumées persistantes. Les autorités recommandent néanmoins aux habitants de la région de faire preuve de prudence, conseillant aux personnes à risques de porter un masque, de fermer leurs fenêtres et d’arrêter les systèmes de climatisation.

Des analyses sont en cours pour confirmer l’absence de pollution avérée dans les cours d’eau voisins, qu’il s’agisse de la Venoge ou du Léman. Parallèlement, des mesures de précaution ont été prises concernant la consommation locale de fruits, de légumes et d’œufs. Les premiers éléments recueillis suggèrent que des batteries au lithium pourraient être à l’origine du sinistre, une hypothèse qui sera instruite par le Ministère public dans le cadre de l’enquête pénale ouverte.
À ne pas manquer