Des astronomes ont identifié un objet cosmique d’une nature inédite dans l’univers primitif grâce au télescope spatial James Webb. Baptisé MoM-BH*-1, cet astre hybride combine un trou noir supermassif et une épaisse enveloppe d’hydrogène qui imite la luminosité d’une étoile.
La découverte de MoM-BH*-1 dans l’univers primitif
Depuis le mois de juillet 2022, date de la mise en service des premiers clichés haute définition du télescope spatial James Webb, les astronomes observent des centaines de minuscules taches rouges disséminées dans les galaxies les plus lointaines. Trop lumineux pour figurer de simples étoiles et trop exigus pour constituer des galaxies conventionnelles, ces objets ont longtemps résisté à toute classification taxonomique rigoureuse. C’est l’astrophysicien Jorryt Matthee, officiant à l’Institut de science et technologie d’Autriche, qui leur a attribué la dénomination de petits points rouges. En 2025, le recensement global atteignait 341 spécimens identifiés au sein de l’univers primordial, sans qu’aucune théorie ne parvienne à faire l’unanimité auprès de la communauté scientifique.
Les chercheurs y documentent l'existence de MoM-BH*-1, un corps dont la clarté a mis 13 milliards d'années pour parvenir jusqu'à nos instruments de mesure. L'observation de cet astre s'inscrit dans le cadre du programme d'observation Mirage or Miracle de l'Agence spatiale américaine, une initiative conçue spécifiquement pour sonder des sources aberrantes ou inclassables. L'objet présente un décalage vers le rouge de 7,76, le positionnant d'emblée parmi les cibles les plus distantes jamais sondées par spectroscopie.
L’anatomie d’une étoile trou noir
L’objet se manifeste sous la forme d’un point rouge isolé, une singularité par rapport à ses homologues généralement nichés au sein d’autres structures galactiques. Les simulations numériques réalisées par les équipes de recherche révèlent que l’astre abrite en son centre un trou noir d’environ 100 000 masses solaires. Contrairement aux trous noirs d’accrétion nus habituellement observés, celui-ci se trouve enveloppé par un cocon d’hydrogène extrêmement dense dont l’envergure spatiale rivalise avec les dimensions de notre Système solaire.

Cette architecture confère à l’objet des propriétés physiques paradoxales. D’après l’analyse détaillée par l’équipe de recherche menée par le MIT, la quantité d’énergie libérée dépasse d’un facteur immense tout ce que les processus stellaires conventionnels peuvent produire. Le mécanisme à l’œuvre repose sur la capture gravitationnelle de la matière : en s’engouffrant en spirale vers le puits central, le gaz subit une compression et un échauffement extrêmes qui libèrent une puissance considérable en amont même de l’horizon des événements.
Une source d’énergie inédite pour résoudre les mystères galactiques
L’énergie ainsi générée irradie à travers l’épaisse couche de gaz environnante, convertissant l’enveloppe en une vaste surface lumineuse. Le phénomène mime l’apparence extérieure d’une gigantesque étoile rouge tout en reposant sur un moteur fondamentalement distinct. La fusion nucléaire, qui alimente les étoiles ordinaires, se révèle impuissante à générer une telle intensité lumineuse dans un volume équivalent. C’est l’effondrement gravitationnel de la matière autour du trou noir central qui se substitue aux réactions thermonucléaires habituelles.
Cette configuration hybride, associant les caractéristiques d’un trou noir en phase d’accrétion intense et une atmosphère gazeuse de nature stellaire, permet d’expliquer l’origine des anomalies visuelles relevées par le télescope de la NASA, de l’Agence spatiale européenne et de l’Agence spatiale canadienne. Les scientifiques estiment que l’identification de cette nouvelle catégorie d’objets cosmiques est susceptible de modifier l’appréhension de la formation des trous noirs supermassifs au cœur des premières galaxies de l’univers.
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