Attaquer les recrues constitue une escalade militaire et une attaque flagrante contre la sécurité de la province,
a déclaré le gouverneur Awad bin al-Wazir, après qu’un attentat par missiles balistiques attribué aux rebelles houthis a touché un camp d’entraînement militaire dans la province de Shabwa, dans le sud du Iémen, faisant au moins 53 morts et 200 blessés parmi de nouveaux recrutés, selon les autorités locales.
Le bombardement du camp d’Al-Alam à Shabwa
L’attaque s’est produite le lundi 19 octobre 2026, lorsqu’un tir de trois mísseis balistiques a visé le Centre de l’entraînement Ahmed Al-Sulaimani, implanté au sein de la base militaire d’Al-Alam, dans le district de Jardan près de la capitale provinciale Ataq. Les projectiles ont frappé les installations alors que de jeunes recrues venaient de s’aligner pour participer à des exercices de formation des forces de sécurité. Selon le site SBT News, l’attaque a débuté à 15:21, et d’après les autorités locales relayées par l’agence Xinhua, la província de Shabwa est localisée sur la costa centro-sul du Iêmen, baignée par le Golfe de Áden, une zone riche en ressources énergétiques qui abrite la principale installation de gás natural liquefeito de Balhaf, le plus grand investissement de l’histoire iéménite.
D’après les autorités provinciales, le bilan provisoire s’élève à 53 morts et 200 blessés, bien que certaines sources militaires de la Xinhua fassent état de 25 morts et 30 blessés tandis que d’autres rapports transmis à South24 confirment 53 tués et environ 200 blessés. Le gouverneur de Shabwa, Awad bin al-Wazir (ou Awad al-Wazir), a qualifié l’opération d’escalade militaire et d’attaque flagrante à la sécurité de la province
et a visité les blessés dans les hôpitaux, tandis que le président Rashad al-Alimi (ou Rashad al Alimi) a qualifié les victimes de nouveaux combattants et a téléphoné au secrétaire général des Nations unies, António Guterres, pour demander le classement des houthis comme organisation terroriste étrangère. Le vice-gouverneur Fahad al-Khalifi a confirmé de son côté au moins 50 morts et plus de 100 blessés, précisant qu’un projectile avait frappé un bataillon de 700 nouveaux recrutés.
La saturation des structures médicales à Ataq
La violence de l’impact a immédiatement submergé les capacités sanitaires de la ville d’Ataq. Les structures d’urgence, dont l’Hôpital Général et le service maternel-infantile, se sont retrouvées surchargées face à l’afflux massif de blessés, dont beaucoup se trouvaient dans un état critique nécessitant une évacuation urgente vers des centres spécialisés, des ambulances ayant été massivement mobilisées pour transporter les victimes depuis cette zone riche en pétrole s’étendant de la mer Arabe jusqu’aux déserts intérieurs.

Les autorités de Shabwa, par l’intermédiaire de dirigeants comme le colonel Majid al Nuzaili, ont également demandé au Conseil de l’Ordre Présidentiel du Iémen ainsi qu’à la coalition militaire sous commandement saoudien de renforcer les défenses avec des systèmes de défense aérienne et des équipements d’alerte.
La revendication des rebelles houthis et les justifications invoquées
Le porte-parole militaire des rebelles houthis, Yahya Saree (ou Yahya Sari), a rapidement revendiqué la responsabilité du bombardement. Lors d’une intervention publique ou d’une conférence de presse, il a affirmé que l’opération avait ciblé des unités positionnées dans la base d’Al-Alam qu’il a qualifiées de troupes appartenant à l’ennemi saoudien
, accusant Riyad d’attirer des jeunes par des incitations financières avec son argent impuro ou contaminado
pour les envoyer aux bûchers de la mort
ou aux bûchers de la mort
.
Rashad al-Alimi, Président du gouvernement iéménite, a déclaré que l’incident a confirmé que attaquer les recrutas reflète l’approche des milices hutis de recourir à des attaques terroristes lâches chaque fois qu’elles font face à des pressions ou lorsque leurs plans de sabotage soutenus par l’Iran échouent.
Le gouvernement légitime du Iémen a rejeté ces arguments, le gouverneur Awad bin al-Wazir soulignant que attaquer les recrues constitue une escalade militaire et une attaque flagrante contre la sécurité de la province
puisque les jeunes visés se trouvaient en phase d’apprentissage loin des lignes de front, tandis que le porte-parole officiel des Forces Armées, le colonel Majid al Nuzaili, a corroboré le tir d’au moins trois mísseis.

Les répercussions régionales et l’intensification des combats
Cette frappe meurtrière s’inscrit dans un contexte d’embrasement généralisé marqué par l’abandon en 2026 du cessez-le-feu de 2022 négocié par l’ONU, après le déclenchement initial de la guerre en 2014 lors de la prise de Sanaa. Depuis le mois de septembre, les hostilités se sont intensifiées le long de la côte de la mer Rouge — avec notamment la prise de la ville portuaire de Moca — et autour du détroit stratégique de Bab el-Mandeb, point de passage incontournable pour le trafic maritime et pétrolier international au milieu d’un blocage à l’Ormuz découlant du conflit entre les États-Unis et l’Iran débuté en février, tandis que l’armée gouvernementale tente une contre-offensive depuis le début d’octobre.
Sur le même sujet