Le ministre de la Défense américain Pete Hegseth a effectué une visite secrète en Israël lundi pour s’entretenir avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu à la base aérienne d’Uvda, en pleine discussion sur une éventuelle reprise des opérations militaires contre l’Iran, à quelques jours des élections de la Knesset.
Une visite clandestine à la base d’Uvda en pleine tension électorale
La surprise diplomatique a pris forme sous le sceau de la discrétion. Le ministre de la Défense américain Pete Hegseth s’est rendu en Israël pour rencontrer le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d’un déplacement inattendu. L’entretien s’est tenu à l’abri des regards dans l’enceinte militaire d’Uvda, située dans le sud du pays.
Le chef du gouvernement israélien a délaissé ses habitudes de transport en évitant l’usage d’un hélicoptère au profit d’un vol en avion privé au départ de l’aéroport Ben-Gourion. Cette éclipse logistique l’a contraint à manquer un match de football programmé entre le Beitar Jérusalem et le Maccabi Tel-Aviv.
Du côté de Washington comme de Tel-Aviv, les canaux officiels ont opposé un silence strict. Le Pentagone et l’ambassade américaine n’ont livré aucun commentaire, tandis que le bureau du dirigeant israélien est resté muet face aux sollicitations de la presse. L’administration américaine a seulement confirmé par la suite la présence de son responsable militaire auprès des troupes déployées dans le giron du Commandement central américain.

Les discussions sur l’Iran et les divergences au sein de l’administration américaine
Au cœur de cette entrevue prolongée se trouvent les tractations concernant l’éventualité de nouvelles frappes contre l’Iran. Des rapports convergents indiquent que les services israéliens s’inquiètent de la reprise potentielle de programmes nucléaires par Téhéran à la veille du scrutin.
Les arbitrages au sein de la Maison-Blanche révèlent des fractures nettes. D’un côté, le chef du Pentagone et les cadres du Centcom poussent en faveur d’une posture offensive d’envergure. D’un autre côté, la majorité des conseillers présidentiels privilégie la voie des sanctions économiques strictes pour asphyxier le régime iranien sans replonger la région dans un conflit ouvert.
Interrogé sur le dossier, le président américain Donald Trump a déclaré que la situation demeurait sous contrôle tout en rappelant les capacités de dissuasion de son pays. Lors d’un meeting dans le Tennessee, il a lancé un avertissement direct aux autorités iraniennes :
Donald Trump a déclaré selon Al-Mashhad : « Nous sommes prêts, déterminés et capables de frapper nos ennemis dès que cela sera nécessaire. Nos ennemis recevront des coups bien plus violents que tout ce qu’ils ont subi jusqu’à présent. Ne nous mettez pas à l’épreuve. »

Le soutien affiché de Donald Trump face au recul des alliés de Netanyahu
Ce déplacement militaire survient au lendemain d’une prise de position claire de Donald Trump sur les réseaux sociaux. Le président américain a renouvelé son appui total à son allié historique en déclarant : Bibi Netanyahou ne vous laissera jamais tomber !
Cette intervention électorale vise à consolider la position du Premier ministre sortant alors que les enquêtes d’opinion annoncent des difficultés pour sa coalition nationaliste religieuse au parlement.
Le contraste est saisissant avec la ligne adoptée par le vice-président américain. Interrogé par la plateforme 2WAY, J. D. Vance a signifié qu’il s’abstiendrait de toute immixtion dans la campagne locale.
J. D. Vance a affirmé selon Al-Mashhad : « Je soutiens les candidats américains, et c’est là-dessus que je me concentre, sur les élections de mi-mandat. »
Vance a précisé sa position en affirmant : Je ne suis pas contre son soutien, mais je ne suis pas pour son soutien non plus… Je ne m’immiscerai pas dans les élections israéliennes.
, marquant une distance notable avec l’engagement public affiché par le locataire de la Maison-Blanche.

Mesures d’urgence et incertitudes sécuritaires sur le terrain
Face à la possibilité d’une escalade et au climat d’incertitude qui pèse sur les élections de la Knesset, l’appareil militaire a décrété des dispositions exceptionnelles. L’état-major a ordonné le gel des permissions pour l’ensemble des troupes à compter du jeudi 22 octobre.
Ces consignes strictes découlent d’évaluations stratégiques menées par le commandement pour parer à toute riposte balistique venue de Téhéran. Aucun calendrier officiel n’a toutefois toutefois permis d’établir si une décision d’attaque préventive sera entérinée avant le passage aux urnes.
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