La pression s’intensifie autour du président de la FIFA, Gianni Infantino, ciblé par des appels à la démission émanant de la fédération norvégienne de football et interpellé directement par la presse à l’occasion d’un déplacement officiel en Colombie, sur fond de crise de gouvernance persistante.
La fronde contre la direction de la instance mondiale du football franchit un nouveau cap. Alors que Gianni Infantino assistait à la conférence de presse d’ouverture à Mexico, des voix influentes exigent désormais son départ immédiat de la tête de l’organisation.
L’appel direct de la Norvège et la perte de confiance institutionnelle
La présidente de la Fédération norvégienne de football (NFF), Lise Klaveness, a publiquement exhorté le dirigeant à quitter ses fonctions. S’exprimant à l’issue de la réunion mensuelle du conseil d’administration de la NFF, elle a estimé que la gestion actuelle a durablement fracturé les relations entre l’instance et ses principaux acteurs, citant la controverse née autour du projet d’investissement avorté.
Lise Klaveness, présidente de la NFF, via MorungExpress, a déclaré que Gianni Infantino ne dispose plus de la confiance institutionnelle requise pour diriger la FIFA de manière stable, que la communauté internationale du football traverse une période difficile et qu’un nouveau leadership est selon elle nécessaire.
Cette prise de position fait suite à l’abandon par la FIFA d’un projet hautement contesté qui prévoyait la vente de parts minoritaires dans les droits commerciaux de la Coupe du monde. Ce plan avait soulevé de vives critiques parmi les fédérations et confédérations, particulièrement en Europe, en raison de craintes majeures liées à la transparence, à la gouvernance et au contrôle futur de la compétition reine du ballon rond.
Interpellation en Colombie et fronde des instances européennes
La contestation ne se limite pas à la Scandinavie. En déplacement en Colombie pour l’investiture du nouveau président Abelardo de la Espriella, le dirigeant de la FIFA a été directement interpellé sur son avenir par la BBC, qui l’a interrogé sur un éventuel soutien de la part de la Conmebol avant de lui demander explicitement s’il comptait abandonner son poste. Gianni Infantino n’a pas répondu aux sollicitations de la journaliste.
Du côté de l’UEFA, la rupture est consommée. L’instance européenne a fait savoir qu’elle ne disposait plus de la moindre confiance envers le président de la FIFA, lui reprochant un manque criant de consultation des associations membres avant la révélation du projet d’investissement. Bien que la FIFA ait fini par retirer sa proposition et que son président ait présenté ses excuses aux 211 associations membres, l’UEFA maintient la pression et brandit la menace d’un boycott si des réformes profondes ne sont pas enclenchées.
Stratégie de la NFF et perspectives d’avenir pour la FIFA
La dirigeante de la NFF, en poste depuis 2022, inscrit cette crise dans une suite de préoccupations soulevées de longue date par son pays auprès de l’instance internationale. Si la fédération norvégienne choisit de mener la charge, elle privilégie pour l’instant un canal direct plutôt qu’une convocation formelle immédiate des instances dirigeantes européennes.

Lise Klaveness, présidente de la NFF, via MorungExpress, a également indiqué que des discussions régulières sont menées avec l’UEFA et d’autres associations membres, et que le ralliement éventuel d’autres pays à cette position est une évolution qui se fera avec le temps.
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