Gianni Infantino restera à la tête de la FIFA après avoir obtenu le soutien de cadres dirigeants lors d’une réunion au Maroc, malgré les vives critiques de l’UEFA suite à une tentative avortée de vente d’actifs et les révélations sur des lettres de soutien pré-rédigées.
Le maintien de Gianni Infantino acté à Rabat malgré la fronde européenne
Gianni Infantino va conserver son poste de président de la FIFA après avoir reçu l’appui des cadres dirigeants lors d’une réunion à l’agence de la FIFA à Rabat, au Maroc. Le président de l’instance dirigeante du football mondial avait convoqué les membres du conseil de gestion à la suite de vives critiques provoquées par sa tentative avortée de vendre des opérations commerciales et événementielles à des investisseurs privés.
Cette initiative, baptisée proposition « FIFA Forward Enterprise », a provoqué une onde de choc au sein du football européen.
Tensions internes et désaveu au sein de l’administration de la FIFA
La contestation ne vient pas seulement de l’extérieur. Au sein même de la FIFA, le climat s’est avéré particulièrement tendu, comme en atteste la note interne envoyée au personnel par le secrétaire général Mattias Grafström.
Malgré ce climat de crise interne, Mattias Grafström et le comité de gestion ont publié un communiqué à l’issue de la réunion de Rabat pour reaffirmed their full support
envers Gianni Infantino, entérinant son maintien à la présidence de l’organisation.
Campagne de réélection et controverses sur les lettres de soutien
Alors que la course à la présidence se prépare, de nouvelles zones d’ombre entourent la stratégie de communication de l’instance. Selon une enquête de Sky News, des lettres pré-rédigées ont été diffusées par l’administration de la FIFA auprès de certaines associations nationales de football afin de recueillir des parrainages en faveur de la réélection de Gianni Infantino. Ces documents comprenaient déjà le nom et la signature du président de la fédération concernée.
Ces correspondances, repérées entre les mois de mai et de juin, célébraient les accomplissements du dirigeant en matière d’infrastructures et de développement du football féminin au cours de la décennie écoulée. Interrogée à ce sujet, la FIFA n’a opposé aucun commentaire immédiat aux sollicitations de la chaîne d’information.
La réaction des juristes et le principe de la séparation des pouvoirs
L’utilisation potentielle des ressources administratives internes pour influencer l’élection suscite des interrogations sur le plan réglementaire. Si aucun article explicite du règlement de la FIFA ne proscrit formellement le recours aux services de l’institution pour une campagne électorale sortante, l’ancien président du comité de gouvernance de la FIFA, Miguel Maduro, pointe du doigt un manquement éthique majeur.
Miguel Maduro, ancien président du comité de gouvernance de la FIFA, via Sky News, a déclaré que le comportement de l’administration constitue une violation du principe de séparation des pouvoirs qui doit être respecté dans le cadre de l’élection à la présidence, tel qu’il est défini à l’article 63.

Miguel Maduro a également rappelé que le code de gouvernance stipule que toute élection présidentielle doit se conformer aux principes fondamentaux de démocratie, de transparence et de séparation des pouvoirs. Selon le reportage de Sky News, l’expert juridique estime que les officiels impliqués, y compris le président lui-même, pourraient s’être rendus coupables d’un abus de position, bien que la FIFA n’ait fourni aucune réponse formelle plus de neuf heures après avoir été contactée.
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