À l’approche des élections de mi-mandat aux États-Unis, l’administration de Donald Trump a annoncé un recul partiel de sa politique tarifaire, levant le 23 octobre 2026 les droits de douane de 50 % sur certains produits agricoles et forestiers en provenance du Canada pour une entrée en vigueur le 30 octobre.
Les États-Unis relèvent partiellement des taxes sur les produits canadiens
Le gouvernement américain a officialisé l’allègement de sa politique commerciale le 23 octobre 2026, revenant en partie sur une mesure prise en août qui imposait des surtaxes de 50 % sur environ vingt milliards de dollars de marchandises canadiennes. Le décret signé par le président Donald Trump exempte désormais plusieurs catégories de produits essentiels pour les régions frontalières, notamment le contreplaqué, certains produits à base de papier, les machines, les équipements de réfrigération, ainsi que les boîtes et cartons d’emballage.
Ces modifications prendront effet à partir de 00h01 le 30 octobre 2026, soit quelques jours avant le scrutin du 3 novembre. Pour compenser ces exemptions accordées aux exportations canadiennes, la Maison-Blanche a simultanément élargi la liste des surtaxes à 50 % en y ajoutant d’autres articles, parmi lesquels des tapis, de la peinture, du shampoing, de la poudre de cacao, des cercueils en bois, des bâtonnets de glace, des climatiseurs, des congélateurs, du matériel de tir à l’arc et des canoës.

Les pressions politiques affectent le Maine et le Michigan
Cette volte-face tarifaire intervient dans un contexte électoral tendu, marqué par la volonté des républicains de préserver leur courte majorité au Sénat lors des élections de mi-mandat. Dans le Maine, la sénatrice républicaine sortante Susan Collins, en poste depuis 1997 et engagée dans une lutte serrée pour sa réélection, est intervenue à plusieurs reprises auprès de hauts responsables de l’administration pour obtenir des assouplissements face aux difficultés rencontrées par les producteurs locaux de myrtilles, de pommes, de pommes de terre et d’algues.
L’impact de la décision présidentielle a suscité des critiques vives de la part des opposants politiques. Troy Jackson, le candidat démocrate qui affronte Collins, a vertement critiqué la gestion fédérale en déclarant que le commerce de Trump a rendu la vie des habitants du Maine difficile et plus coûteuse
. Du côté des démocrates au Sénat, le responsable de la commission des finances Ron Wyden a qualifié la mesure de tentative désespérée de dernière minute pour sauver la campagne de Collins et admettre implicitement l’échec d’une politique pénalisant les ménages américains.
Dans le Michigan, autre État frontalier crucial, les répercussions du conflit douanier se font ressentir sur l’industrie automobile et l’économie locale. Le candidat républicain au Sénat Mike Rogers a soutenu les mesures ciblées de l’exécutif, tout en reconnaissant les tensions persistantes qui pèsent sur l’industrie de Detroit et les chaînes d’approvisionnement transfrontalières.
U.S. to drop 50% tariffs on nine Canadian product categories, Maine senator says https://t.co/KyGTSj7H6G
Le Canada réagit aux ajustements commerciaux
Du côté canadien, la réaction officielle s’est montrée prudente face à ces ajustements unilatéraux. Le Premier ministre Mark Carney a indiqué que son pays demeure disposé à négocier de manière constructive des relations commerciales mutuellement avantageuses, tout en insistant sur le fait que le Canada ne se pressera pas et attendra des conditions adéquates.
Je devais le faire, nous allons régler cela très bientôt, maintenant ils vont nous donner n’importe quoi.

En marge de ses déplacements de campagne à Port Huron dans le Michigan, le président américain a affiché son optimisme quant à l’issue des pourparlers, affirmant que les deux nations s’acheminent vers un règlement définitif de leur différend commercial.
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