Le président américain Donald Trump et son homologue iranien Masoud Pezeshkian ont signé un protocole d’accord à Versailles ce mercredi, visant à suspendre les hostilités et à rouvrir le détroit d’Ormuz. Ce document de 60 jours, médiatisé par le Pakistan, prévoit la levée de certaines sanctions américaines en échange d’un cessez-le-feu immédiat.
Les conditions de l’accord signé à Versailles
Bien que la cérémonie officielle devait initialement se tenir en Suisse, la signature a été avancée pour permettre une réouverture rapide du détroit d’Ormuz. Ce protocole d’accord, qui ne dépasse pas les 800 mots, constitue une étape transitoire plutôt qu’un traité de paix définitif. Les deux parties disposent de 60 jours pour négocier un accord final, une période qui peut être prolongée par consentement mutuel. La tension reste néanmoins palpable. Donald Trump a exprimé sa prudence quant à la pérennité de ce compromis.Ce n’est pas définitif, c’est une déclaration d’intention. Et si cela ne me convient pas, nous reviendrons à l’artillerie et aux bombardements.

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Donald Trump, via Dagens Nyheter Du côté iranien, la méfiance est tout aussi marquée. Le porte-parole du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a assorti la signature d’une mise en garde similaire.Si l’ennemi ne comprend pas le langage de la logique, nous reviendrons avec le langage de la force.
Mohammad Bagher Ghalibaf, via BBCUn texte sans garanties sur le nucléaire ou les missiles
Le bras de fer diplomatique autour du Liban
La crainte d’un enrichissement de la Garde révolutionnaire
Au-delà des enjeux géopolitiques, le sentiment d’abandon prédomine au sein de la population iranienne. Pour les civils qui ont vécu les violentes protestations de janvier, cet accord semble ignorer les sacrifices consentis. Un travailleur hospitalier à Téhéran témoigne de l’horreur vécue lors des manifestations, rappelant que l’on estime à près de 40 000 le nombre de morts en quelques jours. L’inquiétude majeure concerne la destination des fonds internationaux. Comme le souligne Aftonbladet, il existe une peur profonde que les 300 milliards de dollars promis ne profitent pas à l’économie domestique ou au pouvoir d’achat des citoyens, mais soient détournés par la Garde révolutionnaire pour financer ses proxies, tels que le Hezbollah ou les Houthis. Alors que les prix de l’alimentation et des médicaments restent prohibitifs pour la majorité, le régime semble avoir transformé ce protocole en une victoire politique, consolidant son contrôle interne tout en retrouvant une assise financière internationale.Find more reporting in our International section.
