Le président américain Donald Trump a affirmé, ce lundi, que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou n’aurait d’autre choix que d’accepter un accord négocié entre les États-Unis et l’Iran, malgré des désaccords profonds et une escalade militaire immédiate au Liban qui menace de faire dérailler les pourparlers.
La confrontation téléphonique entre Trump et Netanyahou
La diplomatie entre Washington et Tel-Aviv traverse une zone de turbulences critiques. Selon les informations de Politika.rs, les deux dirigeants ont eu un entretien téléphonique particulièrement tendu, marqué par des divergences sur la marche à suivre concernant l’Iran. Si les deux leaders ont maintenu une coopération étroite durant le conflit, cet échange a révélé des fissures structurelles dans leur alignement stratégique. Des sources américaines ont décrit l’état d’agitation extrême de Benjamin Netanyahou à l’issue de cet appel, tandis que l’ambassadeur israélien à Washington, Jehiel Lajter, aurait fait part de l’inquiétude du Premier ministre auprès des législateurs américains. Bien qu’un porte-parole de l’ambassade d’Israël ait démenti ces interprétations, en précisant quel’ambassadeur ne commente pas les conversations privées, la réalité du terrain semble indiquer un rapport de force qui se déplace de Jérusalem vers la Maison-Blanche. Donald Trump, affichant une assurance quasi impériale, a réaffirmé sa volonté de diriger la politique étrangère sans interférence. Lors d’une intervention à l’Académie de la Garde côtière, il a martelé sa position face aux incertitudes du moment :
La seule question est de savoir si nous allons terminer cela ou si nous allons signer le document. Nous verrons ce qui se passera.Benjamin Trump, via l’Académie de la Garde côtière Pour le président américain, la hiérarchie de décision est claire. Il a déclaré lors d’un entretien avec le Financial Times, rapporté par Reuters via Naslovi.net, qu’il
prend les décisions et que Netanyahou devra s’incliner devant l’accord finalisé entre Washington et Téhéran.
Un protocole de 30 jours pour le nucléaire et le détroit d’Ormuz

L’escalade militaire au Liban et les exigences de Téhéran
sur la base de la proposition iranienne de 14 points. Pour que ce processus aboutisse, l’Iran exige des concessions majeures de la part de Washington et de Tel-Aviv :
- La fin de ce que Téhéran qualifie de « piraterie » américaine contre les navires iraniens.
- La libération des avoirs financiers iraniens gelés à l’étranger.
- La cessation immédiate de la guerre israélienne au Liban.
Un climat de guerre mondiale où les armes priment sur la diplomatie



