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Accord US-Iran : réouverture du détroit d’Ormuz sans péage

La fin des péages dans le détroit d'Ormuz

Le président Donald Trump, le vice-président JD Vance et le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf ont signé un accord de paix dimanche 14 juin 2026, prévoyant la réouverture du détroit d’Ormuz sans péage. Bien que l’accord vise à rétablir le transit maritime, des obstacles logistiques et sécuritaires persistent pour normaliser le trafic pétrolier.

La fin des péages dans le détroit d’Ormuz

Les navires marchands pourront traverser le détroit d’Ormuz sans payer de taxes, selon les engagements pris dans l’accord de paix signé par les États-Unis et l’Iran. Des responsables américains ont confirmé lundi 15 juin que cette mesure constitue un pilier central de l’entente, précisant que toute aide économique, incluant un fonds de reconstruction potentiel de US$300 milliards pour l’Iran, reste strictement « tied to performance, » selon un haut responsable de l’administration Trump cité par CNA.

La fin des péages dans le détroit d'Ormuz

Le président Donald Trump a personnellement apposé sa signature sur le document. « The president wanted to sign it personally because he wanted to show his dedication to the process, » a déclaré un responsable américain sous couvert d’anonymat, soulignant l’importance politique de cet acte. Des discussions techniques, menées par le vice-président JD Vance, sont prévues cette semaine avant la cérémonie formelle de signature à Genève, fixée au vendredi 19 juin 2026.

La fin des péages dans le détroit d'Ormuz
Photo: CNA

Ce protocole s’inscrit dans un cadre diplomatique complexe. Historiquement, le détroit d’Ormuz est régi par la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM), qui garantit le « passage en transit » pour tous les navires. L’imposition de péages par l’Iran au cours des derniers mois avait été largement contestée par la communauté internationale, menant à une escalade des tensions navales et à une présence accrue des forces de la coalition menée par les États-Unis dans la région.

For more on this story, see Trump annonce accord avec l’Iran, levée du blocus et ouverture du détroit d’Ormuz.

Les défis de la reprise du trafic maritime

Malgré la signature de cet accord, le retour à une navigation normale reste incertain. Le détroit d’Ormuz, artère vitale pour le transport mondial d’hydrocarbures, a été largement bloqué depuis le début du conflit en février. Selon The Straits Times, le marché de prédiction Kalshi estime à 51 % la probabilité d’un retour à la normale avant le 1er août, un chiffre qui monte à 68 % pour le 1er septembre.

Plusieurs freins majeurs compliquent cette reprise :

Trump discusses deal with Iran, Strait of Hormuz at G7
  • La menace des mines : Le chenal de navigation habituel est suspecté d’être miné, obligeant les navires à emprunter des routes alternatives proches des côtes iraniennes ou omanaises. Le déminage est une opération longue et périlleuse qui nécessite une coopération technique étroite entre les marines locales et internationales.
  • La sécurité des équipages : Le conflit a causé la mort d’au moins 14 marins et endommagé 46 navires, selon l’Organisation maritime internationale (IMO). Ces pertes humaines et matérielles ont conduit de nombreuses compagnies d’assurance maritime à maintenir des primes de risque de guerre très élevées, ce qui freine mécaniquement la reprise du trafic commercial.
  • Le coût de la reconstruction : La remise en état des infrastructures pétrolières régionales est estimée à environ US$42 milliards, soit S$53,8 milliards. Ces investissements sont jugés indispensables pour rétablir la capacité de pompage et de stockage nécessaire au ravitaillement des pétroliers.

Incertitudes sur la gouvernance des « navigation services »

Une zone d’ombre persiste concernant la gestion future du détroit. L’agence de presse semi-officielle iranienne Fars New Agency a rapporté que l’administration des « navigation services » serait déterminée conjointement par l’Iran et Oman. Cette perspective inquiète les armateurs, qui craignent d’être contraints de traiter avec un régime sous sanctions américaines.

Incertitudes sur la gouvernance des « navigation services »
Photo: The Straits Times

This follows our earlier report, Accord préliminaire US-Iran sur nucléaire et détroit d’Ormuz.

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Le Baltic and International Maritime Council a suggéré l’implication d’un organisme neutre, tel que les Nations unies, pour coordonner les transits. La question des péages reste également un point de friction juridique : alors que Téhéran affirme que la période de gratuité prendra fin après 60 jours, l’IMO a déclaré en avril qu’il n’existe aucune base légale pour imposer de telles taxes, et Washington a prévenu que tout paiement pourrait être considéré comme une violation des sanctions.

Les autorités américaines ont promis de publier le texte complet du mémorandum d’entente dans les prochaines 24 à 48 heures, tentant ainsi d’apaiser les inquiétudes du secteur maritime mondial face à une situation qui, selon les analystes, ne retrouvera pas son état d’avant-guerre aussi facilement que prévu. La stabilité du passage dépendra finalement de la capacité des parties à garantir l’absence de menaces militaires directes, un défi qui dépasse le cadre strictement économique de la levée des taxes.

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