Le président américain france24.com a signé un décret contenant de nouvelles recommandations en matière de vaccins. Le texte appelle à espacer l’administration des vaccins aux enfants et à limiter le calendrier vaccinal à onze vaccins, tout en incitant à dissocier les vaccins contre la rougeole, la rubéole et les oreillons (ROR) au lieu de les administrer en une seule injection.
Un décret présidentiel modifiant le calendrier vaccinal des enfants
En présentant le texte depuis le Bureau ovale, le président américain a fait à plusieurs reprises un lien avec l’autisme, déclarant que, il y a des décennies, les enfants ne recevaient qu’une petite fraction des vaccins demandés aujourd’hui, qu’à l’époque les gens étaient en bien meilleure santé et que, bien sûr, le taux élevé d’autisme que nous voyons aujourd’hui n’existait pas. Il a toutefois reconnu : Nous ne savons pas
ce qui cause l’autisme, tandis que la recherche médicale n’a jamais établi de lien entre l’autisme et la vaccination.
Des recommandations jugées irréalisables par la communauté médicale
Le ministère mettra en place un groupe de travail chargé de proposer les vaccins contre la rougeole, la rubéole et les oreillons sous forme individuelle, en collaborant avec le secteur privé et d’autres pays si nécessaire. Cependant, des spécialistes ont souligné que de telles mesures se heurtent à des obstacles pratiques majeurs.
La Dre Elizabeth Mack, médecin spécialisée en soins intensifs pédiatriques à Charleston, en Caroline du Sud, a indiqué qu’aucun vaccin monovalent homologué contre la rougeole, les oreillons ou la rubéole n’était disponible aux États-Unis, rendant la recommandation irréalisable en l’état. De son côté, Andrew Racine, président de l’Académie américaine de pédiatrie, a estimé qu’il faudrait plus d’une décennie pour mettre au point des vaccins séparés homologués dans le pays.

Le Dr Aaron Milstone, du comité des maladies infectieuses de l’American Academy of Pediatrics, a mis en garde contre les risques de confusion chez les parents, soulignant qu’il n’existe aucun bénéfice à séparer le vaccin ROR et que l’utilisation de composants séparés augmenterait le nombre d’injections, ce qui pourrait entraîner des retards ou des vaccinations manquées. Aaron M. Milstone a ajouté qu’il recommandait de continuer à administrer aux enfants un vaccin dont la sécurité est étayée par des décennies de données.
Un contexte d’épidémie de rougeole et de limites de l’autorité fédérale
Ce décret intervient alors que les États-Unis font face à leur pire épidémie de rougeole depuis 35 ans. Le gouvernement fédéral ne disposant pas de l’autorité pour prendre directement des décisions en matière de vaccins, il se contente de conseiller aux États américains de revoir les vaccins obligatoires pour fréquenter les établissements scolaires.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du large réexamen des vaccins initié par le secrétaire à la Santé Robert F. Kennedy Jr.. Plus tôt dans l’année, une mesure similaire réduisant le calendrier vaccinal avait été suspendue par la justice américaine à la suite de recours d’associations de soignants affirmant que ces changements étaient illégaux.
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