La France fait face à une crise historique de feux de forêt en juillet 2026. Le président Emmanuel Macron qualifie la situation de pire épreuve de ce type depuis la Seconde Guerre mondiale, alors que plus de 42 000 hectares ont brûlé en Gironde et que 220 000 personnes ont été évacuées.
D’après les informations rapportées par les autorités et les médias, le pays subit une pression de feux généralisée sur l’ensemble de son territoire, rappelant les heures les plus sombres de son histoire récente.
Un bilan sans précédent en Gironde et un État de crise permanent
Dans le département de la Gironde, les flammes ont ravagé environ 42 000 hectares de terrain. Face à l’avancée du feu menaçant directement la ville de Bordeaux, les autorités ont procédé à l’évacuation de plus de 220 000 personnes, constituant l’une des plus vastes opérations de ce type jamais menées dans le pays.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a indiqué sur la chaîne France 2 que le pays doit faire face simultanément à 30 ou 40 départs de feu quotidiens. Depuis le début de l’année, ce sont environ 115 000 à 116 000 hectares qui ont brûlé sur le territoire français, un chiffre qualifié d’exceptionnel et bien supérieur aux bilans des années précédentes.
Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, via Diena, a déclaré qu’ils font face à un incendie qu’ils ne parviennent pas à contrôler pour l’instant et que les flammes progressent vers la ville de Bordeaux, ajoutant que la situation générale n’est pas favorable et demeure inédite jusqu’à présent.
La visite d’Emmanuel Macron au CODIS de Bordeaux et les défis du terrain
Le président de la République, Emmanuel Macron, s’est rendu sur place au centre opérationnel départemental d’incendie et de secours (CODIS) de Bordeaux pour faire le point avec les services de secours. Il a notamment annoncé que l’incendie des Landes était désormais considéré comme fixé, tout en appelant à la plus grande vigilance en Gironde où la lutte se poursuit sans relâche.
Sur le terrain, la mobilisation est massive. Plus de 2 750 sapeurs-pompiers, appuyés par 1 500 militaires, 1 440 forces de sécurité intérieure et des renforts aériens européens comprenant 18 aéronefs — dont les appareils DASH capables de larguer de l’eau ou de retardant —, luttent contre les foyers persistants.
Une menace météorologique accrue et des risques sanitaires pour les pompiers
Les efforts des secours risquent d’être mis à rude épreuve par les prévisions météorologiques. Météo-France annonce l’arrivée d’une nouvelle vague de chaleur intense dans le Sud-Ouest, avec des températures frôlant les 40 °C et des vents secs qui font redouter de nouvelles reprises de feux. Cette situation délicate maintient l’interdiction de retour pour les 220 000 habitants évacués.

Parallèlement, les conditions d’intervention soulèvent des tensions syndicales. Le syndicat CFDT pompiers a publiquement dénoncé le manque de protection efficace pour les secouristes confrontés aux fumées toxiques et aux particules fines. Selon les chiffres de la préfecture, 75 sapeurs-pompiers ont été blessés depuis le début des opérations en Gironde, certains ayant nécessité des soins en caisson hyperbare pour intoxication au monoxyde de carbone.
Conséquences économiques et perspectives de reconstruction
L’impact de la catastrophe dépasse le cadre environnemental.

Concernant l’avenir des zones détruites, le chef de l’État a insisté sur la nécessité de préparer la suite de la crise. Le gouvernement et les acteurs institutionnels appellent d’ores et déjà à replanter et rebâtir une forêt différente, mieux adaptée aux conditions structurelles du changement climatique, tout en maintenant une politique de tolérance zéro à l’égard des incendies volontaires.
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