Donald Trump Menace de Bombarder des Ponts et Centrales en Iran

Le président Donald Trump a affirmé que les États-Unis bombarderont et détruiront « un pont ou une centrale électrique », y compris des infrastructures situées dans ou à proximité de la capitale Téhéran, chaque fois que la République islamique d’Iran tirera sur un navire dans le détroit d’Ormuz, selon 20 Minutes.

Escalade militaire et frappes ciblées

Cette menace intervient alors que les États-Unis ont poursuivi leurs frappes contre l’Iran pendant onze jours consécutifs, dans la nuit du mardi 21 au mercredi 22 juillet, d’après Courrier international. L’agence de presse iranienne Tasnim a rapporté ce mercredi qu’un missile américain a frappé l’île de Larak, située dans le détroit d’Ormuz, à 14h48 (10h48 GMT).

L’offensive américaine s’inscrit dans un contexte de tensions accrues où Washington utilise une pression militaire pour tenter d’obtenir des concessions. Selon Courrier international, les États-Unis s’appuient sur des menaces militaires, incluant d’éventuelles frappes contre le complexe nucléaire souterrain Pickaxe Mountain, ainsi que sur les sanctions et la situation au Liban et dans le détroit d’Ormuz.

Bilan humain et réactions politiques

Le conflit, qui a débuté le 28 février, a causé la mort de 17 soldats américains. La Maison Blanche a annoncé le rapatriement prochain des corps de trois militaires tués la semaine dernière en Irak et en Jordanie, les premiers depuis la rupture du cessez-le-feu début juillet, rapporte BFM. Parmi les victimes figure Isabella Gonzales, âgée de 19 ans.

Donald Trump peut-il encore arrêter l'Iran ?|LCI

Face à ces pertes, Donald Trump a menacé lundi sur Truth Social que l’Iran paierait « plusieurs fois » le prix pour chaque soldat tué. Cette stratégie est vivement critiquée par l’opposition. Hakeem Jeffries, chef de la minorité démocrate à la Chambre des représentants, a dénoncé sur X une « guerre imprudente et non nécessaire ».

For more on this story, see États-Unis frappent l’Iran après attaque iranienne contre navire commercial près du détroit d’Ormuz.

Instabilité régionale et risques maritimes

Le conflit provoque des perturbations majeures dans la navigation et le transport aérien :

Photo: 20 Minutes
  • Menaces Houthis : La Chambre internationale de la marine marchande (ICS) a confirmé que les rebelles houthis, soutenus par l’Iran, ont envoyé des avertissements radio aux navires après l’annonce d’un blocus naval de l’Arabie saoudite. Au moins neuf navires ont fait demi-tour près du détroit de Bab el-Mandeb, précise 20 Minutes.
  • Restrictions aériennes : L’Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne (EASA) déconseille le survol de la Jordanie en raison d’attaques iraniennes récurrentes avec des missiles et des drones. L’UE déconseille également l’espace aérien du Qatar, du Koweït, de Bahreïn, des Émirats arabes unis et du golfe d’Oman.
  • Impact économique : En France, TotalEnergies a annoncé le rétablissement du plafonnement des carburants (1,99 EUR/L pour l’essence et 2,25 EUR/L pour le diesel) jusqu’en juin 2026.

Réactions de Téhéran et alliés

L’Iran a promis de se venger après des frappes visant des complexes sidérurgiques, une centrale électrique et des sites du nucléaire civil. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé que Téhéran ferait payer « un lourd prix » aux « crimes israéliens », selon Lesechos. Par ailleurs, Moscou a condamné les frappes de Washington contre son allié.

Photo: Courrier international

Le 14 mars 2026, le porte-parole du quartier général central de Khatam al-Anbiya a menacé de « réduire en cendres » toutes les installations pétrolières et énergétiques de la région détenues par des compagnies américaines ou coopérant avec elles, en réponse aux menaces de Donald Trump contre les infrastructures de l’île de Kharg, rapporte RFI.

À ne pas manquer

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.