Home ÉconomieDe cette façon, les bourgeoisies veulent empêcher UBS de quitter la Suisse

De cette façon, les bourgeoisies veulent empêcher UBS de quitter la Suisse

Rohner réapparaît : l’ancien patron du Credit Suisse brise le silence

Zurich, Suisse – Urs Rohner, l’ancien président du credit Suisse (CS) qui a dirigé la banque de 2011 à 2021, a fait une apparition publique remarquée lors de la première du Zurich Film Festival (ZFF) vendredi soir. C’est sa première apparition publique depuis la faillite et le sauvetage forcé du CS par UBS en mars 2023.

Rohner, souvent pointé du doigt comme l’un des principaux responsables des déboires du CS, s’est tenu discrètement en marge de l’événement, évitant les photographes sur le tapis vert.Il a cependant confié à un petit groupe de personnes qu’il occupait désormais un poste de consultant et était “très occupé”.L’ancien dirigeant, arborant une nouvelle barbe, semblait détendu.

Cette apparition intervient alors que les critiques persistent quant à la gestion du CS sous la direction de Rohner. Il aurait confié à son entourage qu’il avait quitté la banque en avril 2021 dans un état qui ne prédisait pas son effondrement, suggérant que d’autres facteurs et décisions ultérieures sont à l’origine de la crise.

Le ZFF, co-fondé en 2005 par sa partenaire Nadja Schildknecht, a toujours bénéficié du soutien financier du CS, un parrainage désormais repris par UBS. Ni le PDG d’UBS, Sergio Ermotti, ni son président, Colm Kelleher, n’étaient présents à la première.

Contexte : La chute d’un géant suisse

La disparition du Credit Suisse, pilier du système financier suisse pendant plus de 160 ans, a secoué le monde bancaire.Fondée en 1856 pour financer les chemins de fer suisses, la banque a connu une ascension fulgurante avant d’être rattrapée par une série de scandales et de mauvaises décisions stratégiques. Des pertes massives liées à Archegos Capital Management, des problèmes de gestion des risques et un manque de confiance des investisseurs ont précipité sa chute.

Le sauvetage par UBS, orchestré par les autorités suisses, a permis d’éviter un effondrement systémique, mais a également soulevé des questions sur la responsabilité des dirigeants et la nécessité d’une réglementation plus stricte du secteur bancaire. L’avenir d’UBS et son intégration du Credit Suisse restent des enjeux majeurs pour l’économie suisse. L’affaire continue de susciter un débat public intense sur la culture d’entreprise, la prise de risque et la supervision financière.

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