Home ÉconomieLộ diện 2 ngân hàng hỗ trợ vốn cho siêu dự án trục sông Hồng

Lộ diện 2 ngân hàng hỗ trợ vốn cho siêu dự án trục sông Hồng

Le Comité populaire de Hanoï a officiellement désigné le consortium composé d’Đại Quang Minh, THACO et Hòa Phát pour piloter le projet titanesque de l’Avenue paysagère du fleuve Rouge. Avec un investissement estimé à 736 963 milliards de VND, ce chantier d’envergure, structuré en contrat PPP-BT, bénéficie du soutien financier stratégique de VietinBank et Vietcombank.

Une structure financière colossale sous l’égide de deux banques d’État

Le projet de l’Avenue paysagère du fleuve Rouge ne se contente pas d’être un aménagement urbain ; il s’agit d’un engagement financier sans précédent. Selon les informations rapportées par Dân Trí, le coût total est évalué à 736 963 milliards de VND. Pour soutenir cette ambition, le consortium a sécurisé des engagements fermes.

Les banques VietinBank et Vietcombank, à travers leurs succursales de Hanoï, se sont portées garantes du montage financier. Comme l’indique la Tạp chí Tài chính Doanh nghiệp, ces deux institutions sont responsables de la mobilisation ou de l’apport de 626 418 milliards de VND de fonds légaux extérieurs. Les engagements ont été confirmés par des documents officiels émis en mai 2026. Ce niveau de financement, représentant environ 29 milliards de dollars USD au taux de change actuel, place ce projet parmi les plus grands chantiers d’infrastructure jamais entrepris en Asie du Sud-Est, surpassant en volume les récentes extensions aéroportuaires de la région.

Le montage financier repose sur une structure PPP (Partenariat Public-Privé) sous le modèle BT (Build-Transfer), une pratique éprouvée au Vietnam mais ici poussée à une échelle inédite. Selon les documents déposés auprès du ministère du Plan et de l’Investissement en avril 2026, la viabilité du projet dépend de la titrisation des terrains adjacents, une pratique déjà observée lors du développement de la zone urbaine de Thủ Thiêm à Hô Chi Minh-Ville. Les analystes de SSI Research ont noté dans une note datée du 10 juin 2026 que le risque de liquidité pour les banques est atténué par la garantie souveraine implicite du Comité populaire de Hanoï, bien que les conditions de remboursement restent indexées sur les taux d’intérêt interbancaires à moyen terme.

Le consortium Đại Quang Minh à la manœuvre

Le visage de ce consortium est celui de la société Đại Quang Minh, qui occupe le rôle de mandataire. Cette entreprise a multiplié les augmentations de capital social depuis le début de l’année 2026, passant de 26 100 milliards à 32 000 milliards de VND, soit une progression de 22 %. Cette recapitalisation, validée par l’assemblée générale extraordinaire des actionnaires le 15 février 2026, visait explicitement à répondre aux exigences de solvabilité fixées par le Comité populaire pour les soumissionnaires de projets d’infrastructure de classe A.

Initialement, le projet incluait d’autres partenaires comme Văn Phú, MIK Group et le groupe T&T, mais ceux-ci se sont retirés au cours des derniers mois. Comme le souligne VnExpress, la décision du 3 juin 2026 entérine la nouvelle configuration à trois entreprises, sous la direction de Trần Đăng Khoa, président du conseil d’administration d’Đại Quang Minh. La sortie de T&T Group, annoncée par un communiqué officiel le 12 mai 2026, a été interprétée par les analystes de marché comme une réallocation stratégique des actifs du groupe vers le secteur de l’énergie, plutôt que comme un désaveu du projet lui-même.

THACO (Trường Hải Auto Corporation), dirigé par le milliardaire Trần Bá Dương, apporte au consortium une expertise logistique et industrielle indispensable pour la gestion des zones de fret fluvial intégrées au plan. De son côté, Hòa Phát, le géant de l’acier présidé par Trần Đình Long, garantit l’approvisionnement en matériaux, réduisant ainsi les risques de fluctuation des prix des matières premières qui avaient freiné les précédentes phases de planification du projet entre 2023 et 2025.

Un impact social et urbain sur 11 418 hectares

Le projet s’étend sur 16 communes et quartiers de la capitale, avec une emprise foncière totale de 11 418 hectares. L’objectif est de transformer le fleuve Rouge en une véritable vitrine urbaine, délaissant son rôle historique de “règle arrière” pour devenir une façade maritime urbaine, ou “edge waterfront”.

Les autorités municipales ont insisté sur la gestion des populations déplacées. Le plan prévoit le relogement de près de 250 000 habitants. À ce sujet, la ville affirme :

“Việc bố trí tái định cư cho các hộ dân được thực hiện theo nguyên tắc bằng hoặc tốt hơn nơi ở cũ.” UBND TP Hà Nội, via VnExpress

Pour garantir cette promesse, la municipalité prévoit la construction de dizaines de milliers d’appartements dans les zones de Long Biên et Lĩnh Nam, tout en qualifiant cette offre de capacité qui

“cơ bản đáp ứng nhu cầu tái định cư.” UBND TP Hà Nội, via VnExpress

Le département de la Construction de Hanoï a précisé dans un rapport technique du 20 mai 2026 que le coût de ces relogements est inclus dans l’enveloppe globale de 736 963 milliards de VND. Les associations de résidents, bien que vigilantes, ont noté dans une conférence de presse du 5 juin 2026 que le calendrier de relogement, étalé sur 12 ans, permet une transition moins brutale que les précédentes opérations d’urbanisme réalisées dans le district de Tây Hồ en 2019.

Perspectives et enjeux de valorisation

L’aménagement, qui doit s’étaler jusqu’en 2038, mise sur une vision feng shui et environnementale, décrite par les analystes comme une volonté de créer un espace

“tụ khí – sinh tài – dưỡng thịnh.” Cafeland

D’après Cafeland, le projet suit une logique de valorisation foncière observée dans d’autres métropoles internationales, où la création d’infrastructures de loisirs et de parcs en bordure de fleuve entraîne mécaniquement une hausse de la valeur des terrains adjacents. Pour les investisseurs, ce “super projet” représente le plus grand effort de restructuration urbaine de l’histoire de la capitale vietnamienne, avec une échéance à long terme qui impose une coordination rigoureuse entre les autorités publiques et les consortiums privés.

Le succès du chantier demeure conditionné à la finalisation du plan de prévention des inondations, un point de friction majeur avec le ministère de l’Agriculture et du Développement rural. Le ministre Lê Minh Hoan a d’ailleurs rappelé lors de la session de l’Assemblée nationale le 22 mai 2026 que toute construction dans le lit mineur du fleuve devra respecter strictement les normes hydrauliques internationales pour ne pas compromettre la sécurité des zones en amont. Cette contrainte technique explique pourquoi la phase initiale, prévue pour durer jusqu’en 2028, se concentre exclusivement sur le renforcement des digues et la création d’espaces verts tampons, avant toute mise en chantier des structures résidentielles ou commerciales de grande hauteur.

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