Cinq jeunes Indiens originaires de Visakhapatnam, partis en Russie pour des emplois de conditionnement alimentaire, se retrouvent piégés dans la zone de combat ukrainienne après avoir été enrôlés de force dans l’armée russe. Les familles et les autorités locales multiplient les appels à l’aide le 2 novembre 2026.
Le piège des faux contrats de travail en Russie
L’illusion d’un avenir meilleur s’est transformée en cauchemar pour cinq familles de Visakhapatnam. Attirés par la promesse d’emplois stables dans le secteur du conditionnement alimentaire à l’étranger, ces jeunes hommes ont confié leur avenir à un intermédiaire, identifié par les médias locaux comme un agent originaire du Népal. La réalité sur place s’est révélée tout autre. Sitôt arrivés, les documents d’identité et les passeports des candidats ont été confisqués par les recruteurs locaux.
Loin des tâches administratives ou logistiques promises, les nouveaux arrivants ont rapidement été dirigés vers des structures militaires. Les contrats initiaux, rédigés en russe, servaient en réalité à les lier à l’effort de guerre. Cette situation ne concerne pas seulement Visakhapatnam : des ressortissants d’autres régions, notamment de Rajanna Sircilla, Kamareddy et Nizamabad, se trouvent piégés dans les mêmes filets de l’armée russe selon les informations recueillies auprès des familles.
L’appel de détresse depuis la ligne de front
La situation sur le terrain est devenue critique. Sur les cinq citoyens indiens impliqués, trois ont déjà été envoyés sur le front de la confrontation russo-ukrainienne. Leur trace est perdue depuis environ deux mois, plongeant leurs proches dans une angoisse permanente. Les deux hommes restants font face au même sort imminent, l’état-major local préparant leur transfert vers les zones de combat.

Face à ce péril mortel, les victimes ont diffusé une séquence vidéo sur les réseaux sociaux pour alerter l’opinion publique et les autorités de leur pays par l’intermédiaire d’une publication régionale. Les images montrent l’intensité de leur détresse psychologique face aux bombardements incessants.
« Nous ignorons totalement ce qui va se passer ici d’un moment à l’autre. C’est peut-être notre dernier jour. Nous ne pouvons même pas dire si nous réussirons à nous en sortir vivants », ont déclaré les jeunes Indiens piégés selon NTV Telugu.
Dans la même séquence, les conscrits improvisés précisent qu’on leur refuse le droit de quitter les lieux sous prétexte qu’ils posséderaient désormais le statut de citoyens russes, une allégation qu’ils rejettent en réclamant haut et fort la protection exclusive de leur citoyenneté indienne d’après les détails rapportés par la presse quotidienne.
L’intervention des autorités et l’action diplomatique
L’écho de cette affaire a poussé les dirigeants politiques à réagir publiquement. Nara Lokesh, ministre de l’État d’Andhra Pradesh, a exprimé sa profonde préoccupation sur la plateforme X, ordonnant à ses services de se saisir immédiatement du dossier selon les directives communiquées par la presse locale. Les familles demandent à présent au ministère des Affaires étrangères (MEA) d’intensifier les pourparlers diplomatiques avec l’ambassade de Russie à New Delhi.
L’objectif immédiat demeure la localisation exacte des trois hommes disparus et la mise en sécurité de ceux qui se trouvent encore dans l’attente d’un déploiement forcé. La pression s’accroît sur le gouvernement central pour négocier leur rapatriement rapide avant que la situation sur la ligne de front ne devienne définitivement irréversible ainsi que le rappellent les comptes rendus de l’actualité.
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