Alzheimer : une étude redéfinit l’origine de la maladie

Une nouvelle étude publiée dans la revue Science redéfinit l’origine biologique de la maladie d’Alzheimer. Des chercheurs internationaux, coordonnés par Emil Uffelmann, démontrent que la pathologie résulte d’une altération simultanée des neurones et de la microglía, le principal système de défense immunitaire du cerveau.

L’alzhéimer ne se développe pas uniquement à cause du dépérissement des neurones. C’est la conclusion d’un vaste travail de cartographie génétique publié dans la revue Science, qui analyse et réinterprète des décennies d’accumulations de données génétiques. Selon les auteurs de l’étude, l’affection naît d’un dysfonctionnement conjoint des cellules nerveuses et de la microglía, l’infrastructure immunitaire qui protège le système nerveux central.

Un pont entre génétique et immunité cérébrale

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Pour bâtir ce modèle, les chercheurs ont examiné les dossiers du catalogue international GWAS. Ils ont passé au crible 206 études et retenu 49 recherches portant sur les variantes génétiques communes liées à la maladie, ce qui a permis d’isoler 174 régions génomiques indépendantes. À cela s’ajoute l’examen de 32 travaux portant sur des variantes rares, confirmant ainsi 25 gènes déjà associés à la pathologie.

Alzheimer’s Genetic Clues Point to Brain Defenders and Neurons | Nature

L’analyse montre que les variants génétiques influençant le risque de contracter l’alzhéimer convergent vers deux mécanismes biologiques majeurs. Les neurones, chargés de transmettre les signaux, et la microglía, qui élimine les débris cellulaires, agissent main dans la main. Lorsque ces deux composants perdent leur efficacité en même temps, le cerveau voit s’installer une inflammation chronique, une accumulation de protéines anormales et une destruction des connexions synaptiques.

Implications pour les futures thérapies coordonnées par Emil Uffelmann

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La recherche a été coordonnée par Emil Uffelmann, spécialiste du Center for Neurogenomics and Cognitive Research situé à Amsterdam aux Pays-Bas. L’effort international a également associé des institutions de premier plan telles que la Mayo Clinic, l’Université de Pensilvania, l’UCLA, le Mount Sinai Health System, le Regeneron Genetics Center et l’Estonian Biobank.

D’après les conclusions des scientifiques, de nombreux marqueurs génétiques étudiés au fil des ans terminen par afectar una misma red funcional integrada por neuronas y células inmunitarias cerebrales, selon la formulation rapportée par la publication d’origine. Cette vision globale explique pourquoi les traitements ciblant une seule voie biologique obtiennent des résultats mitigés pour bloquer la progression de la maladie.

Vers des biomarqueurs et des traitements modulaires

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Face à ces résultats, les auteurs estiment que les thérapies de demain gagneront en efficacité en associant des approches qui protègent la fonction neuronale à des stratégies capables de restaurer l’activité de la microglía. En plus de clarifier les mécanismes fondamentaux de la maladie, ce travail ouvre la voie à l’identification de biomarqueurs plus précis pour repérer l’alzhéimer dès ses premiers stades.

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