Les autorités ont détecté des hydro-sulfures et des composés organiques volatils, poussant le gouvernement à exiger une mise en conformité sous sept jours.
Les résidents du quartier de Rama 9, à Bangkok, ont donné l’alerte sur les réseaux sociaux après avoir subi des effluves comparables à de l’essence ou à du gaz pestilentiel, provoquant des irritations cutanées et des brûlures nasales. En réponse à cette mobilisation, le ministre de la Ressources naturelles et de l’Environnement a ordonné une intervention urgente des services de contrôle de la pollution pour identifier la source exacte de la nuisance olfactive.
L’inspection du site et les premières analyses des experts
Dépêchée sur place aux côtés des représentants du district de Huai Khwang, l’équipe d’inspection s’est concentrée sur un complexe de centre de données situé à proximité des zones résidentielles touchées. Selon les constatations rapportées par l’administration, le bâtiment n’est pas encore officiellement en service et procède actuellement à des essais de ses installations de climatisation.
Cependant, les investigations menées autour des réseaux d’évacuation ont révélé une situation préoccupante. Un responsable de l’inspection environnementale a indiqué que les techniciens avaient repéré de l’eau trouble et brunâtre accompagnée de traces d’hydrocarbures au niveau du bassin de rétention final, tandis que des analyses par la technique de l’espace de tête ont mis en évidence la présence de gaz hydrogène sulfuré ainsi que des composés organiques volatils mesurés à 3 parties par million (ppm).
Un ultimatum de sept jours pour résoudre les dysfonctionnements
Face aux risques sanitaires et aux signalements répétés évoquant des odeurs nauséabondes s’échappant des canalisations, l’exécutif a fixé un calendrier strict. Les opérateurs du site sont sommés de remédier aux anomalies constatées dans un délai de sept jours pour éliminer la source des nuisances.
L’enquête technique ne se limite pas à la simple observation visuelle. Des prélèvements d’eau ont été acheminés vers des laboratoires officiels pour y être disséqués, dont les résultats complets d’analyse nécessiteront environ deux semaines pour déterminer l’origine exacte des polluants et établir d’éventuelles responsabilités réglementaires.
Le défi environnemental des infrastructures numériques urbaines
Ce dossier met en lumière un type de contentieux encore inédit dans les zones urbaines du pays. Alors que l’implantation de vastes infrastructures informatiques se multiplie au cœur de la capitale, les nuisances traditionnellement associées à ces installations se cantonnaient au bruit des générateurs, à la chaleur dégagée et à la fumée, comme le soulignent les observations techniques menées par les inspecteurs de l’environnement.

Les autorités municipales et les services de contrôle insistent désormais sur l’obligation d’examiner l’ensemble des réseaux annexes, englobant les circuits de refroidissement, l’alimentation électrique de secours, la gestion des combustibles et les canalisations d’évacuation, afin d’éviter qu’une telle pollution olfactive ne se reproduise à l’avenir.
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