Le maire de Taipei, Chiang Wan-an, a durci le ton en appelant les citoyens à descendre dans la rue, tandis que l’ancien président du Yuan législatif, Wang Jin-pyng, a officiellement confirmé son absence.
Le scandale des huiles frelatées à l’origine de cette mobilisation continue de secouer la vie politique taïwanaise. Le maire de Taipei, Chiang Wan-an, est monté en première ligne pour exiger des comptes au gouvernement central. L’affrontement entre la municipalité et le pouvoir exécutif a pris une tournure particulièrement vive au cours des derniers jours.
La controverse de la manifestation du 25 juillet et le refus de Wang Jin-pyng
La tension est montée d’un cran le 23 juillet, lorsque le maire de Taipei a prononcé des propos incisifs pour mobiliser la population en vue du rassemblement prévu ce 25 juillet à 17 heures sur l’avenue Ketagalan. Pourtant, au sein même du parti d’opposition, les rangs ne font pas l’unanimité.
Interrogé par la presse ce samedi matin en marge du congrès national du Kuomintang qui se tient dans le district de Songshan à Taipei, l’influent ancien président du Yuan législatif Wang Jin-pyng a coupé court aux rumeurs d’une participation collective de la vieille garde. Sa réponse a été directe : je ne viendrai pas, j’ai d’autres engagements prévus. Cette absence remarquée met en lumière les divergences tactiques au sein de la formation politique à l’approche des échéances électorales.
Le congrès du Kuomintang et les défis électoraux de fin d’année
Si Wang Jin-pyng a finalement fait le déplacement pour assister au congrès national du parti ce matin, c’est à la suite d’une démarche particulière. Les comptes rendus des médias locaux précisent que le secrétaire général du Kuomintang, Li Chien-lung, s’est déplacé en personne pour le convaincre, le poussant à réaménager son agenda pour participer à l’événement qui rassemble les cadres et les délégués.

Ce rassemblement intervient à un moment charnière, alors que les élections combinées de fin d’année se profilent à l’horizon et que le parti cherche à peaufiner sa stratégie de terrain. Les discussions internes portent également sur la situation délicate de certains candidats à travers le pays, les instances dirigeantes évaluant avec prudence la solidité des soutiens dans les différentes circonscriptions clés pour les scrutins locaux à venir.
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