La semaine boursière mondiale réagit aux arbitrages des banques centrales et à la détente des marchés de l’énergie. Les principales places boursières européennes ont évolué dans le vert en début de séance, portées par la baisse des cours pétroliers, tandis que les investisseurs digèrent le resserrement monétaire amorcé aux États-Unis.
Impact du recul du pétrole sur l’inflation et les taux de la Fed
Les prix du pétrole se sont stabilisés après avoir essuyé des pertes dépassant les 9% au cours des quatre séances précédentes. Ce repli soulage la pression sur les coûts énergétiques et apaise les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, notamment grâce aux efforts diplomatiques et à la réouverture par l’Arabie saoudite d’un pipeline contournant le détroit d’Ormuz.
Cette accalmie énergétique intervient alors que la banque centrale américaine a relevé l’objectif de taux des fed funds dans une fourchette de 3,75% à 4,00%, effectuant sa première hausse des coûts d’emprunt en trois ans. Les responsables de la Fed maintiennent toutefois des positions nuancées face à la persistance de l’inflation :
Kevin Warsh, président de la Fed, via Boursier, a indiqué que les taux directeurs avaient été relevés dans une fourchette de 3,75% à 4,00%, tout en laissant entrevoir de nouvelles hausses des coûts d’emprunt dans les prochains mois, dans un contexte de flambée des cours énergétiques et d’hostilités accrues au Moyen-Orient.
Du côté de l’analyse monétaire, Bastien Drut, analyste chez CPRAM, observe que le fait que l’inflation soit amenée à accélérer sur les prochains mois à cause des prix du pétrole élevés a contraint le FOMC à agir pour préserver sa crédibilité mais les ‘dots’ semblent indiquer qu’un vrai grand cycle de hausses de taux n’est pas à l’ordre du jour.
La réaction des marchés des métaux précieux et les flux d’investissement
L’once d’or a bénéficié de ce contexte en s’inscrivant en hausse après sa chute observée en début de semaine. En tant qu’actif ne produisant pas de rendement, le métal jaune profite de la révision à la baisse des anticipations agressives de hausses de taux.

| Indicateur / Actif | Mouvement rapporté |
|---|---|
| Contrats à terme sur l’or (décembre) | Hausse de 0,3% à 4 396,85 dollars (Investing) |
| Fonds indiciels aurifères (ETFs) | Afflux d’environ 50 tonnes en septembre (Investing) |
| Importations de la Chine | 1 000 tonnes sur les huit premiers mois de 2026 (Investing) |
Les données de marché compilées par le groupe ANZ indiquent que la demande physique et d’investissement demeure solide, la Chine affichant des volumes d’achat significatifs et le secteur des fonds indiciels se dirigeant vers son troisième mois consécutif de flux positifs. À Paris, Exosens grimpe de près de 12% après avoir relevé ses perspectives financières annuelles, tandis que Sodexo bénéficie d’un relèvement de la recommandation de la part de JP Morgan et gagne 3,7%.
Perspectives pour les banques centrales européennes
Alors que la Banque centrale européenne a durci le ton la semaine précédente face à l’inflation importée, les marchés se tournent vers les décisions à venir de la Banque d’Angleterre. Les analystes anticipent un statu quo immédiat de la BoE avant un probable relèvement des taux programmé pour le mois de novembre. Ailleurs en Europe, Bilfinger plonge de 23% après que le groupe allemand de services industriels a revu à la baisse, pour la deuxième fois, ses prévisions pour 2026.

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