Royaume-Uni : Le Premier Ministre Veut Unifier Les Normes Mondiales d’IA

Le Royaume-Uni souhaite se positionner en médiateur honnête pour unifier les normes mondiales en matière d’intelligence artificielle. Le Premier ministre britannique a annoncé cette ambition lors de l’Assemblée générale des Nations unies, tout en dévoilant un nouveau centre gouvernemental de défense contre la désinformation pour contrer les menaces informationnelles étrangères.

Le Royaume-Uni vise un rôle de médiateur mondial pour les standards de l’intelligence artificielle

Pour concrétiser cette ambition, le gouvernement britannique entend s’appuyer sur sa présidence du G20 afin d’obtenir un consensus international sur ces questions.

Le dirigeant a rappelé les positions géopolitiques du pays pour justifier cette initiative, soulignant les liens étroits avec les États-Unis, l’Union européenne, ainsi que les relations maintenues avec la Chine, l’Inde et le Brésil. Le Royaume-Uni siège également au Conseil de sécurité des Nations unies, au Commonwealth et au sein de l’accord commercial CPTPP.

Les opportunités technologiques face aux avertissements de l’industrie

Tout en saluant les perspectives considérables de l’intelligence artificielle dans des secteurs clés tels que la santé, la croissance économique, l’éducation et la défense, le chef du gouvernement a insisté sur la nécessité d’écouter les avertissements émanant de l’industrie elle-même concernant les menaces potentielles pour l’humanité.

Cette démarche intervient dans un contexte où d’autres nations s’organisent également. La Norvège et la Finlande ont ainsi lancé un projet conjoint lors de la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale de l’ONU pour garantir un contrôle international sur l’intelligence artificielle, un appel soutenu par plus de vingt pays, parmi lesquels l’Allemagne, le Canada et l’Irlande. Bien que le Premier ministre britannique ait fait l’objet de critiques pour ne pas s’être initialement rallié à cet appel, il a annoncé depuis la tribune de l’ONU que le plan du G20 porté par Londres pourrait intégrer des initiatives émanant d’autres pays, y compris la proposition norvégienne.

Création d’un nouveau centre de défense contre la désinformation

Outre les dossiers liés à l’intelligence artificielle, le dirigeant a profité de son intervention pour officialiser la mise en place d’une nouvelle entité gouvernementale, baptisée le National Centre for Information Defence. Cette structure travaillera en coordination avec les services de sécurité britanniques, la police et les plateformes de réseaux sociaux pour lutter activement contre la propagation de fausses informations et de deepfakes en provenance de l’étranger.

Le Premier ministre a pointé du doigt les agences russes, les accusant d’utiliser l’ensemble des instruments à leur disposition, allant des bots aux faux sites web en passant par la falsification d’articles de presse et le détournement de vingt-huit organisations britanniques, incluant des universités et la BBC. Le Kremlin consacrerait environ 1,3 milliard de livres sterling (soit plus de 16 milliarder kroner) par an à ces activités d’ingérence, ciblant en particulier les jeunes sans emploi et cherchant à amplifier les narratifs de l’extrême droite, avec des tentatives avérées d’interférence lors des élections de 2019.

Royaume-Uni : le futur Premier ministre Andy Burnham s'adresse aux Britanniques • FRANCE 24

À lire aussi

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.