La décision, rejetant toute supervision internationale, suscite le scepticisme des experts technologiques à travers le monde.
Le discours de Donald Trump à l’Assemblée générale de l’ONU
Le président américain Donald Trump a profité de son intervention à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies à New York le mardi 21 septembre 2026 pour imposer un changement sémantique d’envergure. Estimant que le qualificatif conventionnel déprécie la réalité du secteur, le chef de l’État a déclaré que le terme artificiel donne l’impression que la technologie est fausse, alors qu’elle est réellement extraordinaire, selon les précisions rapportées par l’édition internationale du groupe Indiatimes.
L’exécutif américain a ainsi annoncé que tous les documents officiels des États-Unis adopteront dorénavant la dénomination de super intelligence
ou l’abréviation SI
. Cette modification s’inscrit dans une série de rééditions toponymiques et institutionnelles menée par l’administration, qui avait déjà imposé de rebaptiser le golfe du Mexique en golfe d’Amérique par décret en janvier 2025, puis ordonné de désigner le lac Ontario sous le nom de lac America, ainsi qu’en témoignent les observations recueillies par le site spécialisé CNET.
Le rejet des régulations internationales et la controverse climatique
Au-delà de la simple nomenclature, la prise de parole présidentielle s’est accompagnée d’un rejet catégorique des velléités de contrôle mondial. Selon les informations publiées par la rédaction internationale de News18, la Maison-Blanche a qualifié les appels à une supervision internationale de schéma mondialiste destiné à brider l’innovation. Dans son allocution, le président a établi un parallèle direct entre les avertissements formulés par les partisans de la sécurité technologique et les discours climatiques alarmistes.

Les mêmes personnes qui disaient que nous serions tous morts dans 12 ans à cause du réchauffement climatique… disent maintenant que l’intelligence artificielle va tous nous tuer, que les robots vont nous attaquer, et que tout va être un désastre total. Donald Trump, président des États-Unis
Cette posture isolationniste intervient à la veille d'une visite officielle du dirigeant chinois Xi Jinping à Washington prévue le jeudi 23 septembre 2026. Alors que plus de 20 délégations nationales réclament l'adoption de garde-fous juridiques contraignants pour encadrer l'essor des modèles d'avant-garde, les deux superpuissances technologiques s'abstiennent de signer ces engagements.
Le scepticisme des experts et les doutes de la communauté scientifique
Dans la sphère technique et universitaire, l’initiative de la Maison-Blanche se heurte à une fin de non-recevoir. Les spécialistes consultés soulignent que la terminologie choisie possède déjà une définition conceptuelle précise et hypothétique au sein de la recherche, renvoyant traditionnellement aux travaux du philosophe Nick Bostrom sur des entités cognitives surpassant l’humanité dans tous les domaines.

Plusieurs figures académiques ont exprimé leurs réserves quant à l’opportunité de ce changement de vocabulaire institutionnel :
- Simon Coghlan, maître de conférences en éthique numérique à l’Université de Melbourne, estime que cette appellation exagère les performances réelles des outils actuels et qualifie la mesure de trompeuse.
- Kokil Jaidka, informaticien, observe que ce nouveau libellé confère indûment à des logiciels ordinaires le prestige réservé à une future révolution scientifique.
- Ben Leong, enseignant en informatique à la National University of Singapore, considère que les professionnels préféreront réserver le sigle SI à des générations de machines bien plus sophistiquées.
En dépit des réserves de la communauté scientifique, certains collaborateurs du président ont immédiatement emboîté le pas, à l’instar du responsable technologique fédéral Ethan Klein et de l’ambassadeur américain auprès des Nations unies Michael Waltz, qui ont salué la nouvelle directive sémantique sur les réseaux sociaux. Du côté des partenaires internationaux, la réaction se veut plus circonspecte, le ministre canadien de l’intelligence artificielle Evan Solomon ayant exprimé le peu d’enthousiasme de son pays face à ces modifications unilatérales de dénominations.
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