Un vol Aer Lingus dérouté vers Évreux après une alerte à la bombe

Un avion de ligne assurant la liaison entre Dublin et Rome a été dérouté ce jeudi 5 novembre 2026 vers la base aérienne d’Évreux, dans l’Eure, à la suite d’une alerte à la bombe. L’appareil, identifié par le site de suivi Flightradar comme un appareil de la compagnie Aer Lingus, s’est posé sur le terrain militaire tandis que les services de l’État suivaient l’opération en direct.

L’intervention des chasseurs et des démineurs à Évreux

L’armée de l’air et de l’espace a ordonné le décollage de sa permanence opérationnelle pour intercepter le vol avant de le guider vers la piste normande. « Notre permanence opérationnelle a décollé pour intercepter cet avion de ligne suite à une suspicion d’alerte à la bombe », a indiqué l’armée à l’Agence France-Presse, ajoutant que « l’avion est dérouté et escorté sur le terrain d’Évreux ». Matignon a fait savoir par son entourage que « la situation est suivie en temps réel par Matignon comme le prévoit les procédures ».

Bomb Alert Forces Dublin Rome Flight Diversion | NewsX World

L’appareil, le vol EI402, avait quitté Dublin à 6 h 23 et devait initialement atterrir à Rome à 10 h 35. Il s’est posé en toute sécurité sur la base aérienne 105 à 10 h 04. Les 151 passagers et les six membres d’équipage ont été conduits hors de danger. « Les équipes de déminage interviennent », ont précisé les services du Premier ministre.

Une vague de menaces persistante en Europe

Le mardi 3 novembre, une dizaine de vols commerciaux ont été la cible de menaces qui se sont révélées fausses, selon les autorités des pays concernés. Parmi les compagnies touchées figurent Ryanair, Wizz Air, SAS et LOT Polish Airlines. Rhys Jones, expert en risques aéronautiques chez Osprey Flight Solutions, a qualifié d’inhabituel le fait de recenser sept alertes à la bombe confirmées sur une seule journée, suggérant une volonté de provoquer des perturbations généralisées.

Un vol Aer Lingus dérouté vers Évreux après une alerte à la bombe
Photo : fr.news.yahoo.com

Les alertes de mardi ont eu des conséquences variées. Ryanair a rapporté quatre menaces, notamment sur des trajets reliant Manchester à Murcie, Lisbonne à Rome, Dublin à Rome et Dublin à Sofia. Le vol FR9611 de Dublin à Rome a été escorté par deux Eurofighter italiens jusqu’à l’aéroport de Fiumicino. À Varsovie, le vol SK751 de SAS en provenance de Copenhague a atterri normalement, mais a dû être inspecté sur une piste temporairement fermée, tandis qu’un vol LOT en provenance de Heathrow a été dérouté vers l’aéroport de Modlin. En Espagne, le vol de Manchester vers Murcie a été soumis à des contrôles de sécurité avec 121 personnes à bord. En Bulgarie, les autorités ont inspecté un vol Wizz Air en provenance de Bergame et un vol Ryanair en provenance de Dublin.

Le lundi précédent, un vol Wizz Air reliant Luton à Sofia avait déjà dû effectuer un atterrissage d’urgence à Budapest, escorté par des avions de chasse hongrois. Par ailleurs, des alertes ont également visé des infrastructures maritimes, comme le navire de croisière Crown Iris, évacué au large de la Grèce. Si des responsables européens ont évoqué des menaces de nature hybride ou de sabotage impliquant potentiellement la Russie ou l’Iran, aucun pays n’a formellement attribué la responsabilité de ces actes, et les deux nations concernées ont démenti toute implication.

Un avion de ligne A320 reliant Dublin à Rome dérouté vers Évreux après une alerte à la bombe

Parallèlement, des événements similaires ont été rapportés à l’aéroport de Copenhague, où deux avions ont fait l’objet de mesures de sécurité après le signalement de conditions suspectes, entraînant le déploiement de la police et de démineurs, sans qu’aucune menace réelle ne soit confirmée.

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