Ljubljana, Slovénie – Le Premier ministre slovène sortant, Robert Golob, a revendiqué la victoire aux élections législatives de dimanche, malgré un résultat serré face à l’ancien dirigeant de droite, Janez Jansa. Les résultats officiels, avec plus de 99 % des voix dépouillées, indiquent une course extrêmement disputée, Golob obtenant 28,54 % des voix contre 28,17 % pour Jansa.
Cette victoire, bien que mince, permet à Golob de conserver son poste de Premier ministre, à la tête d’une coalition de centre-gauche qui a pris le pouvoir en 2022, mettant fin au mandat de Jansa. Les résultats donnent 29 sièges au parti de Golob et 28 à celui de Jansa, sur un total de 90 sièges au parlement.
“Puisque nous avons reçu la confiance (du peuple), nous pouvons maintenant penser à avancer sous un soleil libre”, a déclaré Golob devant ses partisans enthousiastes. Il a salué un vote pour la “démocratie” et promis de “faire tout pour assurer un avenir meilleur à tous les citoyens” lors de son prochain mandat.
La campagne électorale a été marquée par des allégations d’ingérence étrangère, les autorités enquêtant sur la diffusion de vidéos secrètes suggérant des actes de corruption au sein du gouvernement Golob. Une enquête est en cours pour déterminer si la société israélienne Black Cube est à l’origine de ces vidéos, qui impliquent des responsables slovènes discutant de potentielles influences sur les décisions gouvernementales. Jansa a reconnu avoir rencontré un représentant de Black Cube, mais nie toute implication dans la diffusion des vidéos.
L’issue de ces élections est d’autant plus significative que la Slovénie, pays de deux millions d’habitants et membre de l’Union européenne, a récemment légalisé le mariage homosexuel sous le gouvernement Golob. De plus, la Slovénie a été l’un des rares pays de l’UE à qualifier la guerre d’Israël à Gaza de “génocide”.
Janez Jansa, quant à lui, avait promis de mettre les Slovènes “au premier plan” et de restaurer des “valeurs slovènes traditionnelles”, telles que la “famille traditionnelle” et de réduire le financement des ONG qu’il considère comme politisées.
L’avenir politique slovène reste incertain, avec un parlement fragmenté par la présence de plusieurs petits partis, dont un parti anti-establishment et un parti conservateur issu d’une scission du parti de Jansa. Les analystes prévoient des négociations difficiles pour former un gouvernement stable. Jansa a déclaré qu’il attendait les résultats finaux avant de commenter la possibilité de former une coalition.
