Des terminaux sur des plates-formes mobiles touchés, des opérations de drones compliquées : le 14 octobre 2026, des perturbations des communications par satellite Starshield en Ukraine ont motivé une demande d’enquête officielle du sénateur américain Thom Tillis auprès de l’inspection générale du département de la Défense.
Selon le sénateur américain Thom Tillis, les restrictions affectant Starshield pourraient trouver leur origine directement au sein des systèmes du département de la Défense américain plutôt qu’auprès de SpaceX ou de Starlink.
Thom Tillis réclame des comptes au Pentagone
Dans une publication sur X le 15 octobre, le sénateur a annoncé son intention de saisir l’inspecteur général du département de la Défense pour faire lumière sur l’incident et en communiquer les conclusions au Congrès ainsi qu’au public américain.
Thom Tillis a déclaré : « Les derniers reportages suggèrent que cette bévue stratégique a pu se produire plus localement au sein des systèmes Starshield du département de la Défense, et non avec Starlink ou SpaceX. » Il a vivement critiqué le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, affirmant qu’il ne s’attendait pas à ce que la direction du Pentagone assure une transparence spontanée.
Les risques encourus sur le terrain
Le sénateur a évoqué soit une erreur inacceptable, soit une décision délibérée visant à favoriser une attaque russe, tout en précisant qu’il ne disposait d’aucune preuve confirmant le caractère intentionnel de la perturbation.
Ces restrictions soudaines ont exposé inutilement des civils ukrainiens ainsi que du personnel diplomatique et de sécurité américain à des risques, et ce, sans aucun avertissement préalable.
La réponse de SpaceX et la réaction ukrainienne
Le ministère ukrainien de la Défense a confirmé que les terminaux Starshield utilisés par les forces armées avaient subi des restrictions le 14 octobre, entraînant des communications perturbées sur les plates-formes mobiles et des missions de drones entravées.
Elon Musk, directeur général de SpaceX, a rappelé que les systèmes Starshield étaient la propriété du gouvernement américain et placés sous son contrôle. De son côté, la Maison-Blanche a rejeté toute implication délibérée, attribuant la panne à un dysfonctionnement technique.
Dès le lendemain, le 15 octobre, le ministère ukrainien de la Défense a indiqué que les communications Starshield sur les plates-formes mobiles étaient de nouveau opérationnelles, tandis que les équipes continuent de rechercher l’origine exacte du problème.
Aucune enquête formelle n’a encore été annoncée par l’inspecteur général du Pentagone.
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