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Paulo Shaker : Nouveau refus de libération conditionnelle

Paulo Shaker : Nouveau refus de libération conditionnelle

Après 33 ans derrière les barreaux, le criminel Paulo Shaker vient de se voir refuser une fois de plus une libération conditionnelle par la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC), qui le juge toujours trop dangereux pour obtenir une semi-liberté.

Éligible à une libération conditionnelle depuis 2005, Paulo Shaker, âgé de 63 ans, vient de recevoir une nouvelle réponse négative dans une décision publiée le 26 février 2024.

La CLCC lui refuse à la fois la libération conditionnelle totale et la semi-liberté, mais autorise la poursuite des sorties sans escorte.

«Après avoir analysé votre dossier, la Commission rejette la demande de semi-liberté et de libération conditionnelle totale. Elle estime que vous représentez un risque inacceptable pour la société», peut-on lire.

Double meurtre et antécédents criminels

Depuis 1979, le casier judiciaire de Paul Shaker comprend des agressions sexuelles, des vols qualifiés, des enlèvements, des séquestrations et des voies de fait armées.

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Un double meurtre crapuleux commis en 1991 lui a valu l’emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération avant 14 ans.

Lors de la dernière évaluation en décembre 2023, la psychologue a jugé le risque de récidive violente élevé, tout comme le risque de récidive sexuelle.

Shaker conteste le niveau de risque qu’il représente. Malgré 33 ans derrière les barreaux, il admet ressentir du stress à l’idée de retourner dans la société. Il a passé la majeure partie de sa vie adulte en détention.

Sous surveillance provinciale et fédérale, ses périodes de liberté ont été marquées par des violations, des infractions et des récidives rapides.

La Commission avait déjà refusé sa demande de libération conditionnelle en septembre 2008, en 2014 et en 2021.

Cependant, Shaker détient une cote de sécurité minimale depuis mars 2017.

À ce jour, la permission de résider dans une maison de transition lui est toujours refusée par la CLCC.

Sorties sans escorte

Depuis 2008, des victimes s’opposent par écrit à sa libération.

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Depuis la dernière évaluation en mars 2021, Shaker a bénéficié de plusieurs permissions de sortir avec escorte (PSAE) et sans escorte (PSSE).

«Depuis avril 2022, vous avez effectué près de 200 sorties avec escorte. Vous avez jusqu’à présent bénéficié de huit sorties sans escorte et tout s’est bien déroulé», écrivent les commissaires.

Malgré la pertinence de son projet de réinsertion, la CLCC estime que Shaker présente un risque significativement élevé.

«Dans ce contexte, la Commission estime qu’il est nécessaire de faire preuve de prudence.»

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