Le 30 octobre 2026, la Bourse de New York a ouvert en forte baisse, les contrats à terme sur le Nasdaq 100 reculant de plus de 2% sous l’effet de résultats décevants d’Amazon et d’Intel. Cette chute relance les inquiétudes des investisseurs quant à la rentabilité des investissements massifs dans l’intelligence artificielle.
La chute des contrats à terme sur le Nasdaq et la pression sur les valeurs technologiques
Les marchés financiers ont vivement réagi aux dernières publications financières des géants technologiques. L’indice composite du Nasdaq a chuté de 610 points, soit 2,3 %, dès les premiers échanges de la séance de vendredi matin. Les contrats à terme sur le Nasdaq 100 ont quant à eux accusé un repli supérieur à 2 %, selon les données relayées par plusieurs plateformes financières au moment où la nervosité s’emparait de Wall Street.
Cette contraction intervient au terme d’un mois d’octobre particulièrement agité pour les actions liées à l’intelligence artificielle. Les investisseurs, qui avaient propulsé les marchés vers des sommets grâce à l’euphorie entourant l’IA, exigent désormais des preuves tangibles de rentabilité. C’est l’une des pires saisons de résultats technologiques dont on se souvienne, avec des performances décevantes de la part d’un groupe d’entreprises très en vue
, a souligné Adam Crisafulli, responsable chez Vital Knowledge, dans une note de recherche rapportée par CBS News.
Les prévisions d’Intel et la flambée des dépenses d’Amazon
La débâcle boursière a été principalement alimentée par les annonces d’Intel et d’Amazon. L’action Intel a chuté de plus de 25 % dans les échanges de pré-séance après la publication d’une prévision pour le quatrième trimestre nettement inférieure aux attentes des analystes. Le fabricant de puces a invoqué des goulets d’étranglement dans sa production et une faiblesse persistante sur le marché des ordinateurs personnels pour expliquer ces difficultés.
De son côté, Amazon a vu ses actions reculer en début de séance, la pression s’accentuant en raison de ses dépenses et de ses flux de trésorerie. L’entreprise a annoncé un flux de trésorerie disponible négatif de 42,4 milliards de dollars sur les douze derniers mois, plombé par l’accélération de ses investissements dans les infrastructures cloud et l’IA. Malgré cette consommation de liquidités, le PDG Andy Jassy a confirmé aux actionnaires que le groupe prévoyait des dépenses d’investissement de l’ordre de 220 milliards de dollars pour l’année 2026, avec des montants encore plus élevés prévus pour 2027.
Andy Jassy a indiqué selon NBC News : Nous prévoyons toujours pour 2026 des dépenses d’investissement d’environ 220 milliards de dollars, la majeure partie étant destinée à AWS, et nous prévoyons de dépenser nettement plus en 2027.
La rotation sectorielle et la diversification des portefeuilles
Face à cette tempête sur les valeurs technologiques, les investisseurs ont entamé une rotation vers des secteurs plus défensifs.

Plusieurs analystes estiment que la concentration excessive sur une poignée de titres technologiques expose les portefeuilles à des risques majeurs. Dans une note transmise aux clients plus tôt dans la semaine, Ulrike Hoffmann-Burchardi, directrice des investissements pour les Amériques chez UBS, a conseillé de diversifier au-delà de l’IA
afin d’atténuer la volatilité générée par ces incertitudes sectorielles.
Questions fréquentes sur la baisse des marchés technologiques
Quelles entreprises ont déclenché la baisse du marché ?
La chute a été principalement déclenchée par des résultats financiers jugés décevants et des prévisions moroses communiquées par Intel et Amazon, s’ajoutant aux récentes difficultés boursières d’Alphabet, la maison mère de Google.
Quel est le montant des dépenses d’investissement d’Amazon pour l’intelligence artificielle ?
Amazon a maintenu ses prévisions de dépenses en capital pour l’année 2026 à environ 220 milliards de dollars, principalement destinées à sa division cloud AWS, tout en annonçant un flux de trésorerie disponible négatif de 42,4 milliards de dollars sur les douze derniers mois.
À ne pas manquer