Le mécanisme de reconnaissance du sucre perturbé par l’alimentation grasse
Une recherche menée par une collaboration internationale de scientifiques, incluant des chercheurs de l’Université de Copenhague et publiée dans la revue Nature Communications, met en lumière l’impact d’une alimentation riche en graisses sur le système nerveux central.
Chez les rongeurs soumis à une alimentation standard, une élévation du taux de glucose entraîne deux réactions nettes : une baisse de l’activité des neurones qui sécrètent l’hormone de croissance, puisque l’organisme n’a pas besoin de stimuler sa croissance en présence de sucre abondant, et le déclenchement d’une réponse protectrice des cellules gliales chargées de nourrir le système nerveux. Néanmoins, chez les animaux nourris avec des aliments gras pendant huit semaines, ce schéma protecteur disparaît entièrement.
Le cerveau cesse de réagir de manière adaptée à l’afflux de sucre ou active au contraire l’hormone de croissance de façon anormale.
Le rôle clé de l’hypothalamus et les perspectives thérapeutiques
Dans la revue Nature Communications, les biologistes ont décrit comment la nourriture grasse perturbe le fonctionnement des neurones de l’hypothalamus, ce qui peut finalement conduire au développement du diabète de 2e type. L’hypothalamus et le tronc cérébral agissent traditionnellement comme les tours de contrôle principales de l’appétit et de la dépense énergétique. Si la recherche médicale savait déjà que le cerveau protège efficacement le corps contre les baisses critiques de glycémie, le mode de détection de l’excès de sucre demeurait énigmatique jusqu’à présent.
Les biologistes notent également que les variants génétiques humains liés à la régulation du glucose se concentrent précisément à proximité des gènes actifs dans ces populations neuronales identifiées chez l’animal. Les résultats possèdent ainsi une importance clinique pour l’organisme humain. Cette correspondance renforce la pertinence clinique de la découverte pour l’organisme humain et le développement du diabète.
Vers de nouvelles approches contre l’obésité et le diabète
La nouvelle étude a non seulement confirmé la présence d’un « capteur » de glucose intégré, mais a aussi prouvé que sa panne est directement liée à l’apparition d’un poids excessif. La mise en évidence de ce capteur de glucose intégré au tissu cérébral et de sa défaillance liée à la prise de poids ouvre la voie à des stratégies thérapeutiques inédites.

Les auteurs pensent que le rétablissement de la sensibilité de ces neurones pourrait devenir une approche fondamentalement nouvelle pour le traitement de l’obésité. Si de futurs médicaments parviennent à réarmer le cerveau pour qu’il évalue correctement la charge glycémique, cela permettra de lutter contre les maladies métaboliques de manière beaucoup plus efficace que les méthodes existantes. Auparavant, la meilleure régime pour brûler la graisse dans le foie a été nommé. Pour l’heure, la recherche documente la chronologie de cette altération cérébrale, soulignant que la suralimentation lipidique modifie en profondeur la biologie fonctionnelle des centres de commande de l’organisme.
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