NASA a présenté un plan révisé pour la mission Artemis III, fixant un vol d’essai en orbite terrestre basse pour l’été 2027 qui réunira pour la première fois la capsule Orion et les atterrisseurs lunaires de SpaceX et Blue Origin, tout en maintenant l’objectif d’un retour d’astronautes sur la Lune en 2028.
La campagne se profile comme l’un des essais spatiaux les plus complexes jamais menés. Lors d’une conférence de presse de plus de deux heures au Kennedy Space Center, l’agence spatiale américaine a détaillé le déroulement d’une répétition générale d’une quinzaine de jours en orbite terrestre basse prévue pour 2027, s’appuyant sur trois lanceurs lourds distincts pour coordonner le matériel de vol selon l’agence de presse Space.
Orion passera par l’orbite terrestre basse
Le changement de plan décidé par l’administration impose de tester l’ensemble du matériel en orbite terrestre basse, à quelques centaines de kilomètres de la Terre, plutôt que d’effectuer un débarquement direct sur la surface lunaire dès cette étape.
Ce choix répond à des impératifs techniques précis, notamment concernant la gestion thermique du véhicule. Jeremy Parsons a expliqué d’après Space : Orion a été conçu comme un véhicule d’espace lointain, et nous allons donc devoir réellement gérer les environnements thermiques, qui sont plus élevés en orbite terrestre basse
.
Durant ce vol, l’équipage — composé de l’astronaute de la NASA Randy Bresnik, des spécialistes de mission Andre Douglas et Frank Rubio, ainsi que du pilote de l’Agence spatiale européenne Luca Parmitano — passera deux jours à inspecter Orion avant de s’amarrer à l’atterrisseur Blue Moon de Blue Origin au troisième jour de vol selon Spectrum News 13. Les astronautes ouvriront l’écoutille pour évaluer les systèmes de survie, les commandes doubles et mener des exercices d’urgence.

SpaceX et Blue Origin développent des approches différentes
Les deux entreprises retenues par la NASA développent des approches différentes pour transporter les astronautes vers la Lune en 2028.
De son côté, Blue Origin a modifié sa stratégie de transport. L’entreprise utilisera son atterrisseur Blue Moon.
Jeremy Parsons a déclaré : Indépendamment de celui qui partira en premier, les deux fournisseurs prévoient des missions d’atterrissage lunaire en 2028
.
L’agence fait face à des retards logistiques
L’administrateur de la NASA, Jared Isaacman, a indiqué dans une note interne que le calendrier d’Artemis III accuserait un retard d’environ 90 jours.

Les difficultés proviennent en grande partie de la chaîne d’approvisionnement des atterrisseurs lunaires. Pour compenser ces contraintes, l’agence collabore avec United Launch Alliance afin de concevoir une version modernisée de l’étage supérieur Centaur, permettant à la capsule Orion d’atteindre une orbite lunaire basse plus efficace, résolvant ainsi un problème de propulsion persistant depuis des années d’après Ars Technica.
Les missions robotiques précèdront l’équipage
L’agence spatiale prévoit de maintenir la pression sur ses partenaires industriels tout en s’appuyant sur une série de missions robotiques précurseures. Notamment, le rover VIPER doit s’envoler l’année prochaine à bord d’un atterrisseur Blue Origin pour cartographier les ressources en eau du pôle Sud, préparant le terrain pour la future base permanente Moon Base comme le détaille autoevolution.
La décision finale concernant le prestataire qui touchera le sol lunaire en premier lors de la mission Artemis IV en 2028 sera prise au dernier moment, en fonction des résultats des essais menés l’année prochaine selon les déclarations officielles de la NASA.
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