La NASA a entamé la phase d’assemblage cruciale de la mission Artemis III, prévue pour 2027. L’agence spatiale multiplie les tests au Kennedy Space Center pour préparer le lancement du SLS et une répétition orbitale complexe, impliquant des systèmes d’atterrissage commerciaux de SpaceX et Blue Origin en orbite terrestre basse.
Assemblage du lanceur SLS et préparatifs au sol
À quelques mois du lancement, le chantier du Space Launch System (SLS) bat son plein au Kennedy Space Center (KSC). Comme le rapporte Space, les composants du lanceur sont en cours d’intégration au sein du Vehicle Assembly Building (VAB). Le corps central, arrivé fin avril, est désormais associé au bloc moteur. Les deux premiers des quatre moteurs RS-25, héritiers technologiques du programme de la navette spatiale lancé en 1981, ont été installés en juin, en attendant la livraison du second duo.

Parallèlement, les segments des propulseurs à poudre (SRB) ont été fixés sur la plateforme de lancement mobile. Les équipes de la NASA ont sécurisé l’assemblage arrière gauche le 9 juillet et l’assemblage droit le 11 juillet, confirmant la montée en puissance des opérations. Dans le même temps, les astronautes Randy Bresnik et Andre Douglas ont visité les installations de traitement des charges utiles, soulignant l’avancement concret du matériel destiné à la mission.
Le vaisseau Orion et la fiabilisation du bouclier thermique
L’Orion, qui transportera l’équipage, bénéficie d’une attention particulière concernant son bouclier thermique. Après les problèmes d’érosion imprévus constatés lors de la mission Artemis I en décembre 2022, la NASA a procédé à des améliorations majeures. La version installée sur le module d’équipage est composée de 186 blocs de matériau ablatif Avcoat, optimisés pour assurer une uniformité de matière et une perméabilité stable. Le module de service, quant à lui, a récemment validé ses tests acoustiques, reproduisant les contraintes vibratoires extrêmes du décollage.

Une chorégraphie orbitale complexe avec SpaceX et Blue Origin
La mission Artemis III ne se limitera pas à un vol orbital classique. Elle servira de répétition générale pour les futurs alunissages en 2028. L’agence spatiale prévoit une série de manœuvres de rendez-vous et d’amarrage avec des prototypes de systèmes d’atterrissage fournis par le secteur privé. Selon la NASA, cette architecture exige une coordination sans précédent.
Artemis III sera une danse hautement chorégraphiée avec une séquence de lancement exigeante sur plusieurs pas de tir et des opérations de mission tout aussi exigeantes pour nos équipes au sol et en vol, ce qui en fait l’une des missions les plus complexes et ambitieuses que la NASA ait jamais entreprises.
Chaque partenaire industriel adopte une stratégie distincte pour ces tests de 2027 :
- Blue Origin : Le test du Blue Moon inclura les systèmes de support de vie réels et un simulateur de masse de combinaison spatiale. Deux astronautes entreront dans le module pour inspection.
- SpaceX : Le Starship Version 3 sera testé en configuration d’amarrage par le nez. Les astronautes n’entreront pas dans le véhicule, l’objectif étant de tester les communications, les logiciels et la dynamique de vol conjointe.
Simulation des opérations de lancement
Depuis mai, le centre de contrôle Rocco A. Petrone multiplie les répétitions. Les équipes ont notamment réalisé, le 10 juin, une simulation complète de chargement de propergols cryogéniques. Ces exercices, qui se déroulent dans les salles de tir 1 et 2, visent à affiner la phase terminale du compte à rebours, soit les dix minutes précédant le décollage. Ces entraînements mensuels garantissent que chaque procédure sera parfaitement maîtrisée le jour J, sécurisant ainsi la séquence de lancement multiple nécessaire pour synchroniser l’Orion et les atterrisseurs commerciaux en orbite.

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