À la veille du Grand Prix des États-Unis 2026 à Austin, Max Verstappen lance un avertissement sévère concernant l’état inacceptable de la piste du Circuit of the Americas, révélant que les secousses de la piste ont provoqué des charges verticales de plus de 9G sur sa colonne vertébrale.
Les dégâts sur la colonne vertébrale et les chocs à plus de 9G au COTA
Durant les week-ends de course précédents, les exigences aérodynamiques et les caractéristiques de la piste ont soumis les pilotes à rude épreuve.
Par exemple l’an dernier, les virages prenaient environ 5 à 6G. Mais en raison des chocs vertébraux, ma colonne a encaissé plus de 9G. Je peux vous assurer que ce n’est vraiment pas amusant.
Max Verstappen, Red Bull Racing
L’examen médical de contrôle a révélé une situation préoccupante dans le bas de son dos.

Pourquoi la piste du Circuit of the Americas génère de telles secousses
Le problème de fond réside dans la nature même du sol d’Austin. Construit sur une zone argileuse, le circuit subit les mouvements constants d’un terrain qui enfle et se rétracte selon les conditions météorologiques. Cette instabilité géologique crée des bosses massives, en particulier dans les zones de freinage intense où l’asphalte subit les contraintes les plus fortes.
Malgré les opérations de resurfaçage menées entre le virage 9 et le virage 11, ainsi que les travaux correctifs réalisés entre le virage 12 et le virage 19 pour l’édition de cette année, ces interventions cosmétiques ne suffisent pas.
Nous avons vu des endroits où la piste est tellement bosselée qu’il faut prendre des médicaments contre les maux de tête avant de piloter, car on se cogne la tête contre l’appui-tête. Ce n’est pas agréable.
Lando Norris, McLaren
Les limites des réparations superficielles face à l’exigence des monoplaces de 2026
Les pilotes estiment que les organisateurs se contentent de poser des pansements sur une fracture ouverte. Pour Verstappen, le problème ne peut être résolu qu’en excavant entièrement la piste pour renforcer le sous-sol, bien qu’un tel chantier demande un investissement massif en temps et en finances.
Les nouvelles réglementations techniques de 2026 n’arrangent rien à la situation. Les monoplaces actuelles exploitent une garde au sol extrêmement basse en virage, accentuant les risques de talonnage. George Russell rappelle que la distance entre le fond plat et l’asphalte en fin de ligne droite se réduit à environ dix millimètres, rendant le moindre défaut du revêtement immédiatement perceptible à haute vitesse.
Au cours de la période des monoplaces à effet de sol entre 2022 et 2025, la faible hauteur de caisse et la rigidité des suspensions avaient déjà poussé les pilotes à subir de plein fouet les irrégularités de l’asphalte. L’utilisation de roues de 18 pouces avec des flancs de pneu réduits a également supprimé la capacité d’absorption naturelle qu’assuraient autrefois les pneumatiques, amplifiant la transmission des chocs vertébraux au corps des compétiteurs lors de chaque passage sur les aspérités de la piste.
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