La mise en place de tarifs d’électricité basés sur les heures de pointe pour les ménages est envisagée au Vietnam en octobre 2026, malgré les objections de députés rappelant que les familles ne peuvent pas modifier leurs horaires de repas ou de coucher.
Le débat sur les tarifs horaires au parlement
Lors d’une session de discussion sur la révision de la loi sur l’électricité le 20 octobre 2026, la députée Tạ Thị Yên a souligné une réalité quotidienne : si une usine peut modifier ses équipes de production, une famille ne peut guère attendre onze heures du soir pour dîner, se laver ou aider ses enfants à étudier, selon les informations rapportées par Thanhnien.
Actuellement, les ménages paient toujours l’électricité en fonction de leur consommation mensuelle divisée par tranches de prix, sans être soumis à des tarifs élevés en soirée. L’application potentielle de tarifs horaires pour la consommation domestique s’inscrit dans une feuille de route future pour encourager un report de la demande hors des heures de pointe et réduire les coûts opérationnels du réseau électrique.
L’impact des factures sur les ménages
Bien qu’une ampoule allumée à dix-neuf heures ou à une heure du matin consomme la même quantité d’énergie, l’utilisation simultanée de climatiseurs, de cuisinières électriques et d’autres appareils par des millions de foyers le soir oblige le secteur électrique à mobiliser des sources de production plus coûteuses. Toutefois, les possibilités d’adaptation varient considérablement d’un foyer à l’autre.
Selon Thanhnien, deux familles consommant chacune 300 kWh par mois pourraient se retrouver avec des montants de facture différents sous un régime horaire. Les travailleurs en horaires décalés, les locataires, ainsi que les foyers comptant des enfants en bas âge, des personnes âgées ou des malades disposent de marges de manœuvre très réduites pour éviter les heures de pointe fixées par le ministère de l’Industrie et du Commerce entre 17h30 et 22h30.

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