Marchés financiers : le S&P 500 pourrait progresser après les midterms

Alors que les électeurs américains se rendent aux urnes ce mardi 3 novembre 2026 pour les élections de mi-mandat, les marchés financiers retiennent leur souffle. Historiquement, cette échéance politique majeure marque souvent un tournant favorable pour les investisseurs, malgré les incertitudes persistantes autour de l’inflation et de la politique monétaire.

Les marchés financiers traversent une période d’anxiété palpable alors que l’incertitude électorale pèse sur les investisseurs, alimentée par la volatilité du secteur technologique et les tensions au Moyen-Orient. Pourtant, l’histoire récente des marchés offre une perspective rassurante. Selon une analyse de CNBC portant sur les rendements de l’indice S&P 500 de 1980 à 2024, l’indice a progressé en moyenne de 1,1 % après un mois à travers les élections présidentielles et de mi-mandat, affichant des rendements positifs dans la majorité des cas.

Le soulagement du marché après les urnes

Le principal moteur de cette embellie historique réside dans la dissipation des incertitudes politiques, quel que soit le parti vainqueur. Ryan Detrick, stratège en chef des marchés chez Carson Group, résume ce sentiment : Il y a une certaine anxiété avant ces élections. Une fois qu’elles sont passées, c’est un grand soulagement et les marchés ont tendance à s’en sortir plutôt bien, d’après CNBC.

The money-free zone

Ryan Detrick, stratège en chef des marchés chez Carson Group, a déclaré à CNBC : Il y a une certaine anxiété avant ces élections. Une fois qu’elles sont passées, c’est un grand soulagement et les marchés ont tendance à s’en sortir plutôt bien.

Les données historiques recueillies par Fundstrat appuient cette lecture : l’indice S&P 500 a progressé six mois après le 26 octobre dans chaque année de mi-mandat depuis 1950, enregistrant un gain moyen de 15 %, selon l’analyse de Mark Newton. À court terme, la performance du quatrième trimestre lors de ces années électorales affiche une hausse moyenne de 5,6 % depuis 1928.

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La préférence des investisseurs pour le blocage politique

Au-delà de la simple alternance, la configuration du pouvoir à Washington dicte l’appétit pour le risque. Les marchés privilégient traditionnellement un gouvernement divisé, où le pouvoir exécutif et le Congrès sont partagés entre les deux grands partis. Les données compilées par CNBC montrent qu’en l’absence d’un parti unique aux commandes, le S&P 500 a progressé en moyenne de 15 % sur un an, surpassant les périodes de contrôle unifié.

Une perspective partagée par Colin Graham, responsable des stratégies multi-actifs chez Robeco, qui souligne que le blocage politique réduit l’incertitude réglementaire : Les marchés sont généralement à l’aise avec un certain degré de blocage politique si cela réduit l’incertitude politique.

Marchés financiers : le S&P 500 pourrait progresser après les midterms
Photo : Yahoo Finance

Les défis budgétaires et la question de la dette publique

Malgré l’optimisme saisonnier des marchés actions, le front macroéconomique présente des vulnérabilités structurelles. George Bory, stratège en chef des investissements obligataires chez Allspring Global Investments, note que les dépenses publiques sont profondément enracinées.

Le calendrier des marchés et les échéances à venir

Alors que les bureaux de vote ferment leurs portes ce 3 novembre 2026, les investisseurs devront composer avec des dynamiques sectorielles contrastées. Tandis que les contrats sur les marchés prédisent l’issue du scrutin avec des résolutions fixées au plus tard le 1er février 2027 pour les cas indécis, les gestionnaires de portefeuille rappellent que la politique monétaire de la Réserve fédérale et les résultats des entreprises dicteront la tendance à long terme.

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