L’or a reculé sous le seuil psychologique de 4 000 dollars l’or de son once en octobre 2026, pénalisé par la vigueur du dollar et la persistance de l’inflation aux États-Unis. Malgré cette correction brutale après les sommets estivaux, les banques centrales et les investisseurs institutionnels poursuivent leurs achats massifs de lingots.
Le métal jaune traverse une zone de fortes turbulences. Après avoir frôlé les 4 500 dollars en août 2026, les cours ont nettement fléchi en raison de données macroéconomiques américaines supérieures aux attentes, qui ont ravivé les craintes sur le maintien de taux directeurs élevés par la Réserve fédérale, comme le rapporte l’analyse des marchés publiée par Jablickar.
La pression de l’inflation américaine pèse sur les cours
Les chiffres récents de l’inflation aux États-Unis ont rebattu les cartes. La hausse des prix à la consommation, plus vive que prévu, a entraîné une progression des rendements des obligations d’État et une appréciation du billet vert.
Cette configuration s’avère traditionnellement défavorable pour le métal précieux, qui ne procure aucun rendement locatif ou coupon. À mesure que les taux d’intérêt attractifs s’éternisent, le coût d’opportunité de la détention d’or s’accroît logiquement pour les investisseurs.
En parallèle, l’envolée des cours pétroliers alimente les tensions inflationnistes mondiales. Le baril de Brent s’est négocié autour de 115,90 dollars et le brut léger américain WTI près de 101,80 dollars, selon les données financières compilées par Invezz.

Des ventes forcées secouent les marchés
La baisse du métal jaune s’explique également par des mécanismes de marché purement techniques. En proie à des corrections sur les actions technologiques liées à l’intelligence artificielle, des investisseurs ont dû céder leurs positions pour honorer des appels de marge ou compenser des pertes subies sur d’autres classes d’actifs.
Pour Ilya Spivak, stratège macroéconomique mondial chez Tastylive cité par Invezz, la situation technique reste fragile : Si nous franchissons le niveau de 3 900 dollars, nous assisterons à une baisse supplémentaire relativement significative, avec peut-être un test de la zone des 3 800 dollars.
Les banques centrales maintiennent leurs achats
Malgré la correction à court terme, la perspective à long terme demeure soutenue par des achats structurels ininterrompus. Les institutions publiques de plusieurs grands pays, notamment la Chine, la Pologne et l’Inde, continuent de renforcer leurs réserves d’or afin de diversifier leurs avoirs en devises et de réduire leur dépendance au dollar, ainsi que le souligne l’analyse sectorielle de Samsung Magazine.
Cette accumulation s’inscrit dans une réflexion plus large menée par les investisseurs institutionnels. Lors du Forum de Vyšehrad, Pavel Ryba de la société Golden Gate a rappelé la nécessité de replacer ces mouvements dans leur juste contexte selon l’Investiční web : On ne peut pas juger l’or uniquement sur la base de son prix actuel. Ce qui importe, c’est l’évolution du pouvoir d’achat de la monnaie, la rapidité de la croissance des dettes publiques et le point de savoir si les banques centrales continuent d’augmenter la part d’or dans leurs réserves. Toutefois, les prévisions chiffrées en milliers de dollars l’once doivent être comprises comme des scénarios tributaires de l’évolution future, et non comme une certitude.
Les institutions financières divisées sur l’avenir
Les grandes banques d’investissement affichent des visions contrastées pour les échéances à venir. J.P. Morgan maintient une perspective très optimiste, misant sur des cours proches de 6 000 dollars l’once entre la fin de l’année 2026 et le début de 2027, avant d’envisager 6 300 dollars d’ici fin 2027, d’après le point sur les marchés publié par Kryptomagazin.
De son côté, Goldman Sachs anticipe une fin d’année 2026 autour de 4 650 dollars, tout en maintenant un objectif de 5 400 dollars pour fin 2027.

À l’inverse, Bank of America adopte une posture plus prudente à court terme, évaluant la moyenne du dernier trimestre 2026 autour de 4 000 dollars avec un risque de repli transitoire vers 3 750 dollars, tout en prévoyant une reprise des cours à l’horizon 2027, comme le détaille l’examen stratégique de Letem světem Applem.
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