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l’exploit de Castres qui renverse l’ogre Toulouse

l’exploit de Castres qui renverse l’ogre Toulouse

Les Tarnais ont dominé les Rouge et Noir, doubles champions en titre, ce vendredi en demi-finale, à Nice (24-18). Ils défieront Montpellier ou l’UBB la semaine prochaine pour un sixième Brennus.

Envoyé spécial à Nice

Un match dur, tendu et haletant. Mais, à la fin, c’est le Castres Olympique, sensation de la saison régulière, qui a fait plier le Stade Toulousain (24-18). Les joueurs d’Ugo Mola ont souffert et ils ne sont pas parvenus inverser la tendance ce vendredi face à des Castrais accrocheurs, solides et déterminés, qui ont donc rendez-vous avec Montpellier ou l’UBB en finale. Un vrai match de phase finale !

Castres, la sensation de l’année

Pour le CO, la saison actuelle était déjà historique avec une phase régulière terminée pour la première fois en tête (le classement ici). Un surplus de pression pour les Tarnais ? Pas du tout, les joueurs de Pierre-Henry Broncan, réputés pour leur force collective et leur engagement sans faille, ont fait dérailler la machine toulousaine, prise dans la puissance et l’agressivité. Les supporters castrais, moins nombreux mais bien plus bruyants, ont laissé éclater leur joie à l’Allianz Riviera. Entre 2018 et 2019, le CO était devenu la bête noire de son voisin et rival, s’imposant cinq fois d’affilée. Les Toulousains ne semblaient plus faire de complexe. Pas cette année au moment crucial, ils ont cédé lors de la confrontation la plus importante de la saison entre les deux rivaux et voisins.

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Toulouse ne défendra pas son titre

Le double champion de France est à terre. Une semaine après sa belle victoire contre La Rochelle en barrage, le Stade Toulousain n’a pas réussi à enchaîner face au Castres Olympique en demi-finale du Top 14. Les Rouge et Noir n’auront pas l’occasion de tenter la passe de trois (après les sacres 2019 et 2021) face à Montpellier ou Bordeaux-Bègles qui s’affrontent ce samedi (21h). Les coéquipiers d’Antoine Dupont semblaient avoir évacué la désillusion de leur élimination en demi-finale de la Champions Cup contre le Leinster, pour monter en puissance en phase finale du Top 14. Raté. Les Toulousains ne pourront pas tenter de soulever un 22e bouclier de Brennus. Et ils n’ont pas fait mentir les statistiques : jusque-là, ils n’avaient jamais réussi à être sacrés champions de France quand ils sont passés par les barrages. Cela a encore été le cas cette année.

Rudesse castraise contre vitesse toulousaine

L’opposition de style était évidente. Assez criante. D’un côté, des Toulousains joueurs et friands de grands espaces. De l’autre, des Castrais rugueux et combatifs. Et d’entrée, le Stade a donné le ton en multipliant les attaques et les prises d’intervalle. Une audace rapidement récompensée par un essai somptueux conclu par Matthis Lebel (2e). Et, par la suite, les joueurs d’Ugo Mola, sont ceux qui se sont créé les occasions les plus dangereuses, les plus franches. Mais, après une mise en route laborieuse, les Castrais ont su redresser la barre, mettre leurs adversaires à la faute – cartons jaunes pour Rory Arnold (22e) et Julien Marchand (37e) – et revenir dans le match grâce à la botte d’Urdapileta (10-6, 28e). Ils recollaient au score à la pause (10-9), malgré un essai refusé à Palis après un coup de pied judicieux de son ouvreur. Et prenaient même les devants au retour des vestiaires en marquant par Arata (43e). Avant le réveil toulousain symbolisé par l’essai de Romain Ntamack (48e). Mais, dans la rude guerre de tranchée qui a eu lieu à Nice, les avants toulousains – bien que bousculés par moments – ont su relever le défi imposé par le CO. Chaque équipe se rendant coup pour coup, pour un duel de buteur entre Ramos et Urdapilleta. Avant l’essai de la victoire, de toute beauté, inscrit par Dumora (76e). Logique vu la physionomie du match.

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Ntamack n’aura pas suffi

Les grands joueurs se mettent en valeur dans les grands matches, dit-on. Un adage qui s’est encore vérifié vendredi avec Romain Ntamack. Le demi d’ouverture du Stade Toulousain et du XV de France s’est mis en lumière, menant parfaitement la manœuvre et jouant juste à Nice. Au retour du Tournoi des six nations, il était apparu émoussé, souvent hors du coup. Mais, comme son compère Antoine Dupont à la mêlée, les deux compères ont se refaire une santé à l’approche du sprint final. Dès le début du match, Ntamack a impulsé quelques relances dans la défense tarnaise, tentant même (mais ratant) un drop en début de match (14e). L’ouvreur des Bleus a même inscrit un essai imparable (48e) en déchirant la défense castraise. Un bol d’air plus que précieux quand son équipe connaissait un coup de moins bien. L’ouvreur toulousain, par ses fulgurances et sa gestion du jeu, aurait pu être l’un des grands artisans de la victoire du Stade Toulousain. Sauf que les Rouge et Noir se sont pris les pieds dans le tapis à Nice. Mais Ntamack n’a pas démérité.

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